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Dire, comme ses promoteurs, que Piracicaba est la “Sillicon valley de l’agroindustrie brésilienne” est un peu exagéré. On y brasse beaucoup moins d’argent qu’en Californie et aucun géant de l’ère digitale n’est encore sorti de la forêt tropicale qui orne cette jolie ville escarpée située à 2 h en voiture de la mégalopole Sao Paulo. Elle n’en reste pas moins l’épicentre national de la recherche publique appliquée en agriculture, élevage et bioénergie et elle s’affirme, depuis peu, comme le premier hub de l’Ag Tec du Brésil. Car le privé a emboité le pas au public, notamment l’industrie de l’éthanol. L’incubateur de la prestigieuse École supérieure d’agriculture Luiz de Queiroz (Esalq Tec), créé dès 2005, en accompagne actuellement douze sur l’une de ses fermes expérimentales (170 ha) et une bonne quarantaine à distance (voir entretien). Sur le flanc d’une falaise voisine trône l’édifice tout neuf du Pôle technologique de Piracicaba, né d’un consortium de producteurs d’éthanol, dont la filiale de Shell, Raízen. Là travaillent dans de modestes laboratoires, en co-working, les créateurs de quatorze start-up ; à distance, le pôle en parraine cent-six. Elles s’occupent surtout de l’environnement comme Delta CO2 et Algae. Celle-ci a reçu deux millions de dollars d’investissement du cimentier Inter Cemente, intéressé par le recyclage bio des émanations de gaz de ses usines. Algae a conçu un système de traitement par un réacteur de micro-algues dans un bac de 20 000 l au système de circulation d’eau ingénieux. Plusieurs rangées de bacs sur une aire de 3 à 10 ha sont nécessaires pour traiter de 1 à 10% des émanations d’une seule usine de ciment. C’est à la fois peu et beaucoup », admet Juliano Cherix, d’Algae. |
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Flavio Castellari, directeur du pôle, informe que Fermentec a développé des levures spéciales pour la production d'éthanol de 2ème génération, issues non de sucre, mais de cellulose de canne. Déjà deux usines d'éthanol au Brésil les emploient. Le Centre technique de la canne, autre structure de référence nationale siégant à Piracicaba, a réussi à encapsuler des bourgeons de canne à sucre (les gemmes), afin de pouvoir les ensemencer au lieu d’enfouir des morceaux de cannes, comme jusqu’ici, pour obtenir des repousses. « C’est une révolution. Le potentiel génétique mieux contrôlé s’exprimera pleinement. Or, le rendement des parcelles de canne est déterminant puisque 70% du coût de l’éthanol provient encore de la culture », dit Flavio Castellari. Par notre correspondant à Buenos Aires, Marc-Henry André |
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Delta CO2 limite les émissions de GES des producteurs de soja Restez au courant en temps réel !Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
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Spin-off du Centre d'énergie nucléaire en agriculture (Cena), passé en 2008 par l’incubateur Esalq Tec et installée à présent au Pôle technologique de Piracicaba, la société Delta CO2 conseille entreprises, associations de producteurs de soja et d'éleveurs sur la question des gaz à effet de serre. Delta CO2 mesure la quantité de carbone dans les sols selon diverses rotations de cultures. « Nous recourrons à la chromatographie gazeuse et suivons la méthode FIA (Flow injection analysis) », renseigne Bruno Castigioni. La volatilité de l’azote occasionne au Brésil la perte de 45% des urées épandues. D’où l’intérêt économique de mieux comprendre les comportements de ces émissions et de les contrôler », résume-t-il. |
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Am. du Sud: les transactions de bétail sur internet émergent Les applications « Boi na linha » au Brésil et « Vaqapp » en Argentine se font une place dans le négoce naissant de bétail en ligne. Selon le journal Le Monde, Boi na linha, lancé sur Android il y a six mois, aurait déjà séduit 13 000 éleveurs et “l’ubérisation potentielle du marché du bétail vif au Brésil est estimé à 97 milliards de réaux (28 milliards d’euros, tout de même). De même, la start-up Vaqapp, lancée officiellement le 1er juin prochain, profite du manque d’information et de contacts entre opérateurs qui est avéré dans de nombreuses zones d’élevage. « L’éleveur télécharge les données de sa troupe, sa géolocalisation et le délai et mode de paiement, notamment par carte de crédit, et notre application lui permet au final d’éviter les marges abusives des intermédiaires », explique Martín de Vaqapp. |
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Une start-up brésilienne organise un hackaton avec Google Aux Etats-Unis, la start-up brésilienne Bovcontrol organisait récemment un hackaton avec Google sur l’«internet des vaches», en référence à l’internet des objets, qui a pour ambition de connecter les objets. L’événement était co-organisé par l’accélérateur de start-up, Google Launchpad, à San Francisco. Bovcontrol est une start-up spécialisée dans la collecte (par mobile), l’analyse de données issues des secteurs bovins (lait et viande) et le conseil. Parmi les applications sur lesquelles ont planché les participants, un service de recensement des bovins Bio, à destination des exportateurs américains, rapporte le site américain TechCrunch. |
