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Réserve de crise : la question est « comment répartir l’enveloppe », selon Marc Fesneau

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« Tout le monde dit qu’il faut activer la réserve agricole européenne, la question est de répartir l’enveloppe », a affirmé le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau à l’occasion d’une rencontre avec la presse, organisée le 22 février. Plusieurs filières lorgnent les fonds disponibles dans cette réserve, prévue dans le cadre de la Pac en cas de crise, d’un montant de 450 millions (et qui tourneraient autour de 70 millions € pour la France). C’est notamment le cas de la viticulture et du secteur de la fécule, qui selon le ministre ont des dossiers pour en bénéficier, compte tenu de leurs difficultés découlant de la guerre en Ukraine. Marc Fesneau a précisé que « dans le mécanisme de réserve de crise, il y a également des crédits nationaux, souvent dans un rapport de un pour quatre avec les fonds européens ».

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Mais au niveau européen quelques États membres restent réticents à l’utilisation immédiate de cette réserve (Danemark, Pays-Bas entre autres). La Commission européenne s’est déjà dite disposée à en débloquer les fonds (notamment pour aider les agriculteurs à faire face à l’envolée des coûts des intrants) dès que les États membres le jugeront nécessaire. Et le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski avait évoqué au mois de janvier l’idée de mobiliser une partie des fonds pour soutenir les agriculteurs des pays limitrophes de l’Ukraine (Pologne, Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Roumanie et la Slovaquie) où le secteur des céréales est fortement affecté par les importations ukrainiennes. Mais depuis aucune proposition formelle n’a été mise sur la table. Les experts agricoles des États membres qui ont rendez-vous en comité spécial Agriculture le 6 mars pourraient discuter du dossier à cette occasion.