La Commission européenne devrait finalement présenter sa loi sur la restauration de la nature, qui devait initialement être adoptée le 14 décembre parallèlement à l’initiative sur les cycles du carbone durables, au premier trimestre 2022. Compte tenu de la complexité du texte, la direction générale de l’Environnement, qui pilote le dossier, a décidé de prendre un peu plus de temps pour finaliser sa proposition qui servira de base avant les négociations internationales de la Convention sur la diversité biologique lors de la COP15 à Kunming, en Chine (du 25 avril au 8 mai).
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Les ONG plaident pour un objectif de 15 %
Dans une lettre adressée le 14 décembre au vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, quelque 150 ONG européennes demandent que soit fixé un objectif chiffré de restauration de la superficie terrestre, fluviale et maritime de l’UE comme cela a été fait pour le climat. « Une proposition fondée sur des objectifs formulés en pourcentage de "zone dégradée", sur la base des évaluations des États membres dans le cadre de leurs obligations au titre de la directive Habitats, serait insuffisante, car en l’état actuel des choses, les rapports des États membres ne sont pas complets, présentent de nombreuses lacunes en matière de données et, par conséquent, sous-estiment les efforts nécessaires », écrivent-elles. Ces organisations (dont WWF, Birdlife, EEB…) souhaitent « un objectif global européen solide et compréhensible, qui surpasse les objectifs spécifiques à chaque écosystème (et espèce) ». Selon elles, « un objectif de restauration d’au moins 15 % de la superficie terrestre et maritime de l’UE ainsi que de la longueur des rivières d’ici 2030 » constituerait « un véritable moteur pour la biodiversité et le climat, et créer une certitude juridique pour une mise en œuvre rapide et efficace ». Réponse au printemps.