Les ministres de l’Environnement de onze États de l’UE appellent, dans une lettre du 13 mai, leurs homologues à approuver la législation sur la restauration de la nature lors de leur réunion du 17 juin. Lancée par l’Irlande, et soutenue par dix autres États membres (France, Allemagne, Espagne, République tchèque, Luxembourg, Estonie, Lituanie, Danemark, Slovénie, Chypre), l’initiative vise à convaincre les pays les plus réticents à soutenir le compromis conclu avec le Parlement européen sur ce texte emblématique du Green deal. Il s’agit d’une ultime tentative de faire passer le texte, qui risque d’être définitivement enterré lorsque la Hongrie prendra la tête de la présidence tournante du Conseil de l’UE en juillet. Fin mars, suite à la volte-face de Budapest justement, aucune majorité qualifiée n’avait pu être dégagée entre les Vingt-sept lors d’un vote pourtant censé n’être qu’une formalité.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi : Restauration de la nature : le texte en suspens après la volte-face de la Hongrie
« L’absence persistante d’une majorité qualifiée (pour valider) l’accord provisoire soigneusement négocié (avec le Parlement) est très inquiétante […] et remet en question le processus d’élaboration des politiques de l’UE », s’inquiètent les onze signataires de la lettre qui espèrent qu’un des pays s’étant opposés ou abstenus (Italie, Pays-Bas, Pologne, Suède, Hongrie, Autriche, Finlande et Belgique) change de position d’ici juin pour sauver le texte. Toutefois, aucun signe n’indique de changement de position chez l’un de ces pays. L’accord qui avait été trouvé entre les institutions européennes prévoit la restauration d’au moins 20 % des zones terrestres et maritimes de l’UE d’ici 2030 et tous les écosystèmes nécessitant une restauration d’ici 2050 y compris les écosystèmes agricoles même si pour ces derniers un mécanisme de frein d’urgence permettra de suspendre pour un an au maximum les mesures de cette loi en cas de risque pour la sécurité alimentaire.