Lors d’une rencontre entre les Régions et le ministère de l’Agriculture en fin d’année 2016, les régions Bretagne et Auvergne Rhône-Alpes avaient proposé au ministère d’abandonner le nouveau logiciel utilisé par l’agence des services et des paiements (ASP) qui provoque actuellement des retards de paiements pour les mesures agro-environnementales (MAEC) et les aides Bio. « Des gens trop intelligents ont imaginé un logiciel qui prend en compte trop de paramètres, et ça ne marche pas. Au même moment, on envoie des gens sur la Lune… les agriculteurs ne comprennent pas, rapporte le vice-président de la Région Bretagne Olivier Allain. Nous avons proposé de bâtir à la hâte un logiciel simplifié, qui permette de payer les éleveurs ». Lors de cette rencontre, le ministère avait répondu qu’une avance de trésorerie remboursable (ATR) serait versée « en mars 2017 » pour les aides 2016, ce qui fut annoncé le 22 décembre. Pour Olivier Allain, le ministre « s’est fait mener en bateau par ses collaborateurs qui lui disaient de ne pas s’inquiéter. Et finalement, ça ne marche pas ! » À l’ASP, on affirme que le logiciel optimisé tant attendu sera prêt au printemps : « Avec le changement d’autorité de gestion, la multiplication des mesures… ça a été compliqué », justifie un représentant. La Région Bretagne demande par ailleurs à prendre en charge elle-même les paiements des aides, à la place de l’ASP, « comme c’est le cas en Allemagne », explique Olivier Allain. Côté ministère, cette question n’est pas à l’ordre du jour.
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