En 2020, 17,7 % des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté, contre 14,4 % parmi l’ensemble de la population, selon une nouvelle étude Insee publiée le 21 mai. Ce taux de pauvreté, proche de celui mesuré sur 2018, est plus élevé lorsque le conjoint travaille aussi sur la ferme (21,9 %), et inférieur en cas de pluriactivité (10,5 %). Le niveau de vie des agriculteurs s’établit à 27 500 € en moyenne. Il est comparable à l’ensemble de la population mais avec une dispersion beaucoup plus forte : les 10 % d’exploitants les plus aisés ont un niveau de vie 4,5 fois plus élevé que celui des 10 % les plus modestes (contre 3,4). Les pluriactifs (29 %) s’en sortent mieux, avec 30 700 € (contre 25 700 € pour les monoactifs). Ce statut est plus fréquent parmi les microexploitants (53 % d’entre eux ont une activité rémunérée hors de la ferme). Enfin l’étude montre des différences par secteur. Le niveau de vie est globalement plus élevé et le taux de pauvreté inférieur en production végétale (31 300 € et 14,3 %) qu’en production animale (23 300 € et 20,4 %). Un tableau qui présente des nuances : les exploitations en maraîchage et horticulture affichent un niveau de vie plus faible (26 800 €), les élevages de granivores (porcins et volailles) plus élevé (28 500 €).
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