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Prad Rhone-Alpes Rhône-Alpes : le premier plan régional d’agriculture durable adopté

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La Région Rhône-Alpes a été la première à adopter son « Prad ». Ce Plan régional de l’agriculture durable, décliné en 20 objectifs et 52 actions, est avant tout un moyen de définir les priorités de l’Etat en région.

Il s’agit du premier en France. Le Plan régional de l’agriculture durable (Prad) en Rhône-Alpes a été entériné par arrêté préfectoral le 24 février. La Région Rhône-Alpes aura donc été la première à concrétiser cet outil conçu par la loi de modernisation agricole de juillet 2010, destiné à fixer les orientations stratégiques de l’État en région pour l’agriculture et l’agroalimentaire. Ce Prad se décline en 20 objectifs et 52 actions pour répondre à trois ambitions : améliorer le revenu et les conditions de travail des exploitations agricoles régionales, contribuer au développement durable des territoires, et consolider la nouvelle gouvernance des politiques agricoles et agroalimentaires de l’État.

Des priorités définies
Au programme sont donc inscrits pour les sept prochaines années des objectifs variés allant de l’installation d’agriculteurs à la gestion quantitative de l’eau en passant par la protection du foncier, l’économie et la production d’énergie, l’amélioration des pratiques agricoles en faveur de la qualité de l’eau ou encore les filières de qualité et le soutien à l’agriculture et l’agroalimentaire de montagne. « Il ne s’agit pas d’une révolution », reconnaît Gérard Seigle-Vatte, président de la chambre régionale d’agriculture. Ces objectifs – non chiffrés – s’inscrivent pour un grand nombre d’entre eux dans des dispositifs existants : Ecophyto, programmes régionaux ou grandes lignes nationales agricoles ou environnementales. Aucun financement spécifique n’est d’ailleurs prévu pour ce Prad. Il mobilisera les budgets des outils actuels.

Une chambre régionale fortement impliquée
« La chambre régionale d’agriculture s’est impliquée dès le début, explique Gérard Seigle-Vatte, nous préférions être acteurs plutôt que spectateurs ». Elle a donc milité pour « que la dimension économique et en termes d’emploi des secteurs agricole et agroalimentaire régionaux soient centraux et pour adoucir autant que possible les points concernant l’environnement, afin qu’ils ne se surajoutent pas à ce qui existe déjà », explique son président. Sous l’impulsion de personnalités motivées et dans la perspective d’un calendrier électoral national et agricole chargé, le travail, entamé en janvier 2011 a été achevé en décembre de la même année.
L’élaboration de ce Prad a impliqué la préfecture de région, les collectivités territoriales, la chambre d’agriculture, ainsi que les syndicats agricoles, avec le concours de la Commission régionale de l’économie agricole et du monde rural (Coream). Il a été soumis à la consultation du public selon la procédure prévue par la LMA. La Coream sera chargée de sa mise en œuvre et d’un bilan annuel puis un bilan à l’issue des sept ans.

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