Le tout nouveau président de l'Ania, dont c'était la première prise de parole publique à l'occasion des 50 ans de l'association, s'est montré déterminé à lutter contre les marchands de peurs alimentaires, et a encouragé les entreprises au dialogue et à l'ouverture.
C’est Richard Girardot, nouveau président de l'Ania, qui a introduit la cérémonie des 50 ans de l’Ania le 5 juillet à Paris. Le "chairman" de Nestlé France a abordé la question des relations avec la grande distribution – un sujet qui lui est cher – soulignant qu’il ne s’était pas "assagi" sur ce sujet du fait qu’il était devenu président de l’Ania. "Nous sommes dans un système complètement fou qui me met en colère car chaque année, la rentabilité de nos entreprises est mise à mal à cause de la guerre des prix". Pour lui, les négociations commerciales 2019 "sont celles de la dernière chance", espérant que la loi issue des États généraux de l’alimentation "change la donne".
Par ailleurs, il a regretté que l’industrie agroalimentaire soit "montrée du doigt et accusée de ne pas se préoccuper de la santé des consommateurs". "Notre industrie déguste", a-t-il lancé, faisant référence aux émissions de food bashing. Mais "nous n’acceptons pas que certains vivent des peurs alimentaires et donnent une image caricaturale de ce que nous sommes", car "nous sommes passionnés par notre métier", a-t-il insisté.
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Enfin, Richard Girardot a tracé les grandes lignes de son mandat à la tête de l'Ania. "Je sais que nous serons au rendez-vous de tous les grands défis. Outre la fierté, cela renforce ma détermination devant la tâche d’animation de notre collectif que vous m’avez confiée" a-t-il déclaré. "Nous ne pouvons pas rester immobiles sur les grands sujets de l’alimentation, des filières, des territoires et de l’environnement, pour ne parler que des priorités de court terme."
Selon lui, l'Ania ne doit plus reculer "face aux attaques des marchands de peurs", mais travailler "collectivement sur toutes les attentes légitimes de nos consommateurs." Les entreprises de l'agroalimentaire devront dialoguer davantage "avec ceux qui veulent nous accompagner dans nos démarches d’amélioration", être plus ouvertes et aussi plus affirmées dans leurs convictions et leurs métiers.