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Risques biologiques : l'OIE pointe la destruction des forêts primaires

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Des représentants de l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale) et de l'ONU ont pointé, lors d'une conférence de presse le 30 juin à Paris, la destruction des forêts primaires comme source d'augmentation des risques biologiques dans le monde. « Pour Ebola, nous n'avons pas encore établi le cas primaire, donc nous ne pouvons pas établir de lien avec la destruction des forêts primaires. Mais c'est une possibilité », a explique le directeur de l'OIE, Bernard Vallat. A titre d'exemple, il a évoqué le cas de la déforestation de la forêt primaire en Malaisie, à la suite de laquelle certaines chauves-souris frugivores ont dû se déplacer vers des villages du pays, et ont transmis le virus de Nipah aux porcs du pays par l'intermédiaire de leurs fientes. Tous les porcs du pays avaient dû être abattus. Contrairement aux forêts déjà défrichées par l'homme, les forêts primaires recèlent des populations qui n'ont jamais vécu dans d'autres milieux. « Nous devons étudier les effets des changements d'usage des terres sur les déplacements d'animaux », a également expliqué Brian Evans (OIE). L'OIE, l'OMS et l'ONU organisaient du 30 juin au 2 juillet leur première conférence commune sur la réduction des risques biologiques.

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