Malgré le violent coup de massue porté par la crise à l’ensemble des économies mondiales, les pays développés ne doivent en aucun cas baisser les bras dans leur lutte contre les épizooties. Ce cri d’alarme du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), Bernard Vallat, n’est pas superflu tant l’absence de politique sanitaire dans un seul pays du globe pourrait faire vaciller l’ensemble du système sanitaire international. Comme vient le souligner la réapparition du virus fortement pathogène de la grippe aviaire en Chine, les épizooties, elles, ne connaissent pas la crise. Le monde est toujours à la merci de la flambée d’un virus ravageur connu ou émergent. Il serait donc préférable que les grands pays – au premier rang desquels la Russie, mais aussi parfois l’Europe et l’Amérique du Nord – cessent d’utiliser l’arme vétérinaire comme n’importe quel autre outil au service de leur politique commerciale. Et qu’ils se concentrent sur la construction de mécanismes performants de lutte à même d’endiguer les menaces à venir. Est-ce la priorité des priorités de disserter longuement sur l’intérêt d’utiliser des buses de vapeur d’eau ou des bains bouillants pour décontaminer les carcasses de poulet, comme le fait l’Union, sous la pression du Canada, depuis quelques semaines ?
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