À l’approche d’élections à la chambre haute du Parlement nippon, cruciales pour sa majorité (le 20 juillet), le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, fait face à un dilemme : ouvrir ou non son marché du riz. Et l’enjeu est de taille puisque le Japon fait partie de la liste des pays qui pourraient écoper de surtaxes « réciproques » dès le 1er août de la part des États-Unis. Si aucun accord n’est conclu d’ici cette date avec Washington, Tokyo pourrait subir un droit de douane de 25 % pour ses exportations vers les États-Unis. Dans le détail, Donald Trump reproche au pays du Soleil levant de ne pas ouvrir assez son marché au riz et aux véhicules américains pour réduire son excédent commercial abyssal (environ 70 milliards de dollars en 2024) avec les États-Unis. Alors que la quasi-totalité du riz consommé actuellement au Japon est cultivée sur place, gonfler les importations de riz pourrait être perçu comme une humiliation nationale. Politiquement, le sujet est donc miné pour Shigeru Ishiba dont la coalition a déjà perdu sa majorité à la chambre basse du Parlement en octobre tandis que le pays fait face à une forte inflation des prix du riz (98,4 % sur un an).
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