Abonné

Royaume-Uni : assouplissement des visas pour l’industrie de la volaille

- - 2 min

Confronté à une pénurie de chauffeurs routiers et de main-d’œuvre, le gouvernement britannique a décidé le 25 septembre d’assouplir sa politique d’immigration post-Brexit en accordant, pour une période de trois mois, jusqu’à 10 500 visas de travail afin de permettre l’embauche de plus de travailleurs étrangers. Cinq mille chauffeurs de poids lourds seront ainsi autorisés à se rendre au Royaume-Uni à l’approche de Noël et cinq mille cinq cents visas supplémentaires seront octroyés pour les travailleurs du secteur de la volaille. Une décision saluée par l’industrie du secteur : « Il s’agit d’un pas dans la bonne direction pour commencer à alléger la pression à laquelle les chaînes d’approvisionnement ont été confrontées au cours des dix-huit derniers mois », souligne le directeur général du Conseil britannique de la volaille, Richard Griffiths, dans un communiqué de presse. Il précise que sa « priorité absolue est de garantir la solidité et la résilience de nos chaînes d’approvisionnement pour assurer la circulation des aliments ». Toutefois, craignant que cette décision arrive trop tard, il prévient que « les chaînes d’approvisionnement ne sont pas quelque chose que l’on peut simplement activer et désactiver. Aujourd’hui, les plans de production sont déjà bien avancés et les réductions nécessaires dues à la pénurie de main-d’œuvre ont déjà été effectuées ». En conséquence, l’industrie britannique de la volaille appelle Londres « à réexaminer ses politiques d’immigration et de commerce, qui risquent, à défaut de changement, de fragiliser la sécurité alimentaire du pays, afin de trouver des solutions à long terme à ces problèmes ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Mais, de son côté, le gouvernement britannique a prévenu que les visas n’étaient pas une solution de long terme et qu’une réforme au sein de l’industrie était vitale. À cette fin, il l’encourage à investir dans la main-d’œuvre nationale au lieu de recourir à celle en provenance de l’étranger.