Après une manifestation le 3 octobre devant ses locaux à Angers (Maine-et-Loire), la Safer Pays de Loire lance « un appel à l’apaisement », selon un communiqué. Et d’assumer son choix d’attribution de 170 ha de terres agricoles à Denée, une décision contestée notamment par la Confédération paysanne. « Trois jeunes agricultrices vont s’installer, six exploitations seront confortées en vue de préparer de futures installations », justifie la Safer. Les candidats écartés, quatre jeunes ayant un projet d’installation, « seront accompagnés par la Safer pour trouver des terres », poursuit le communiqué.
Vent debout contre cet arbitrage, la Confédération paysanne du Maine-et-Loire oppose : « Le projet retenu ne permettra l’installation que de deux jeunes sur une surface ridicule au regard des 170 hectares qui auraient permis l’installation de quatre agriculteurs supplémentaires », d’après un communiqué. Une décision qui revient à « prioriser l’agrandissement plutôt que de favoriser l’installation », selon le syndicat.
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La Safer invoque une « restructuration foncière nécessaire » : « Dans ce secteur où le foncier est morcelé, il est crucial de consolider durablement les exploitations familiales, notamment dans le cadre d’activités d’élevage. » De son point de vue, le projet retenu « favorise la restructuration foncière et la pérennisation des échanges de culture en place depuis longtemps ». Elle réaffirme sa « position de neutralité et son engagement en faveur d’un développement agricole pérenne et équilibré et sa mobilisation pour relever le défi démographique ». « La Confédération paysanne (n’a) jamais répondu à la proposition de dialogue de la Safer », ajoute le communiqué. Rappelons qu’il appartient désormais aux commissaires du gouvernement et au préfet de valider, dans un délai d’un mois, le choix d’attribution des terres de Denée.