Une enquête administrative a été ouverte le 5 novembre sur les agissements de gendarmes lors du violent rassemblement de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) en 2023, après la publication dans la presse de vidéos montrant des tirs de grenades illégaux, parmi d’autres dérives dénoncées. Le journal Libération et le site d’information Mediapart ont eu accès à des dizaines d’heures d’images captées ce jour-là par les caméras-piétons que portaient les forces de l’ordre, mobilisées en nombre (plus de 3 000) autour d’une réserve d’eau agricole contestée, surnommée mégabassine par des milliers de manifestants. Le rassemblement, interdit, avait dégénéré en affrontements entre militants radicaux et gendarmes, plus de 5 000 grenades lacrymogènes et/ou explosives et des dizaines de tirs de LBD répliquant à une pluie de pierres, de cocktails Molotov et de mortiers d’artifice. Pour les deux médias, les forces de l’ordre ont multiplié les « tirs tendus » de grenades, une pratique dangereuse et interdite mais encouragée par leur hiérarchie. « Tendu, tendu, tendu », « vous balancez un tendu s’il le faut », « on baisse le cougar (canon lanceur de grenades, NDLR) les gars, on les nique là, allez », entend-on sur des extraits diffusés.
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MR