Deux ans de prison avec sursis au moins ont été requis mercredi 16 octobre au tribunal correctionnel de Dijon pour « traite d’être humain » et « hébergement indigne » contre un couple de prestataires de service viticole bien connu à Beaune (Côte-d’Or), rapporte l’AFP. Ceux-ci faisaient travailler dans des « conditions indignes » des saisonniers roumains employés aux vendanges. Contre l’intermédiaire roumain qui travaillait avec eux, il a été demandé 15 mois avec sursis. Logement de fortune, un seul sanitaire, aucune eau potable : le rapport de la gendarmerie est sans appel. Selon l’accusation, aucun des vendangeurs, « équipés de tours de cou floqués du nom de l’agence », n’avait de contrat de travail et aucun salaire n’a été versé, ce qui est contesté par les accusés. Quand les saisonniers réclamaient leur dû, on les menaçait, selon l’AFP. Le prestataire de services aurait amassé 76 000 euros, selon l’enquête. « Personne ne veut héberger les vendangeurs », y compris « les domaines qui se déchargent sur les prestataires », a argumenté l’avocat du couple dont il a réclamé la relaxe. Le couple a indiqué avoir écrit « dès 2022 à tous les maires de grands crus pour dire qu’on devrait avoir des emplacements pour les vendangeurs ». Le jugement a été mis en délibéré au 20 novembre.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.