La Commission européenne prévoit un budget de 165 millions € en 2017 pour la lutte contre les maladies animales et végétales et renforcer ses programmes d’enquête sur les ravageurs des plantes. Ces fonds aideront les autorités nationales des États membres à identifier et à agir contre les foyers qui peuvent avoir un impact grave sur la santé humaine, l’économie et le commerce, indique Bruxelles. Dans le domaine de la santé animale, 150 millions € sont alloués pour soutenir l’éradication, le contrôle et la surveillance dans 131 programmes, en particulier contre la tuberculose bovine, la rage, la salmonellose, les encéphalopathies spongiformes transmissibles et la brucellose bovine. Pour lutter contre la peste porcine africaine, 9,5 millions € sont spécifiquement prévus soit une augmentation de 2 millions € par rapport à 2016. 20 millions € sont prévus pour lutter contre la grippe aviaire. Insuffisant selon l’eurodéputé français Éric Andrieu qui a rencontré le commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan le 1er février pour lui demander un plan d’urgence pour la filière avicole, notamment un système d’avances sur le budget européen.
Dans le domaine phytosanitaire, l’UE a engagé près de 14 millions € pour soutenir les programmes d’enquête sur 46 parasites des plantes dans 24 États membres. L’allocation financière la plus élevée étant consacrée à la lutte contre la Xylella fastidiosa.
(1) Voir n° 3580 du 30/01/2017
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Grippe aviaire : le Copa-Cogeca demande une dérogation pour les œufs de plein air
Après les Pays-Bas soutenus par un certain nombre d’États membres (1), ce sont les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) qui demandent à la Commission européenne une exemption temporaire de la réglementation européenne imposant que si les poules dites élevées en liberté sont confinées pendant plus de 12 semaines, leurs œufs ne peuvent plus être étiquetés de « plein air » mais seulement comme des « œufs de poules élevées au sol ». Or, des mesures de confinement ont été mises en place dans plusieurs États membres depuis environ 12 semaines pour prévenir l’apparition de foyers de grippe aviaire. Dans une lettre adressée au directeur général de l’agriculture à Bruxelles, Jerzy Plewa, le Copa-Cogeca demande une exemption mais également, dans le cadre de la procédure actuelle de révision des normes de commercialisation, que cette exemption soit inscrite dans la réglementation.