Abonné

Santé : un « plan obésité » attendu en France à la rentrée

- - 2 min

Le gouvernement veut « sortir en septembre » un « plan obésité » pour prendre en charge cette maladie au quadruple niveau « éducatif, sanitaire, sportif et médicamenteux », a déclaré le ministre Yannick Neuder (Santé), le 26 mai à Chartres, en visite chez le champion de l’insuline Novo Nordisk. Il a fait état de « discussions en cours avec [l’Anses] pour faire face au fléau des maladies métaboliques, du diabète et de l’obésité », qui touchent « près de 20 % de nos enfants et adolescents ». Interrogé sur la possibilité d’élargir la prescription des nouveaux traitements anti-obésité aux généralistes, M. Neuder a répondu vouloir « avancer sur ce sujet si possible avant l’été », soulignant que « l’obésité est un grand pourvoyeur de maladies cardiovasculaires ». Ces traitements sont scrutés par des industries agroalimentaires en particulier aux États-Unis pour leurs possibles effets sur la consommation. En France, la prescription initiale de Wegovy (Novo Nordisk) et Mounjaro (Eli Lilly) – commercialisés depuis l’automne – et de Saxenda (Novo Nordisk) – disponible depuis 2021 – est réservée aux spécialistes en endocrinologie-diabétologie-nutrition et aux médecins compétents en nutrition.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

nutrition
Suivi
Suivre
autorisation de mise sur le marché
Suivi
Suivre

Le 27 mai, l’Agence française du médicament (ANSM) a fait savoir à l’AFP qu’elle « envisage » d’élargir « dans les prochaines semaines » les conditions de prescription des médicaments anti-obésité pour « garantir un accès plus équitable », des patients pouvant « rencontrer des difficultés pour consulter un des spécialistes concernés dans des délais raisonnables ». Tout médecin pourrait alors initier le traitement, et non plus seulement le renouveler, « dans le respect de l’autorisation de mise sur le marché ». Par exemple, ces médicaments « ne doivent pas être utilisés pour la perte de poids à des fins esthétiques ». Wegovy et Mounjaro ne sont pas remboursés en France ; les prix sont en négociation pour un éventuel remboursement.

L’angle d’attaque est « éducatif, sanitaire, sportif et médicamenteux »