Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 22 mars à Bruxelles, se sont unanimement prononcés pour promouvoir le rôle des programmes des contrôles aux frontières pour la protection contre les organismes nuisibles aux végétaux. Avec le réchauffement climatique et le commerce mondial, les menaces liées aux organismes nuisibles augmentent. Et l’objectif de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires dans le cadre de la stratégie « de la ferme à la table » rend les mesures préventives encore plus indispensables. « L’éradication des organismes nuisibles une fois entrés sur le territoire de l’UE est un processus long, complexe et coûteux. Les produits phytopharmaceutiques peuvent être utiles, mais il convient de réduire leur utilisation dans l’UE », souligne à ce titre la présidence portugaise du Conseil dans une note préparée pour l’occasion.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lors de leur échange, les ministres des Vingt-sept ont salué la nouvelle législation sur la santé des végétaux entrée en vigueur fin 2019. Elle fixe notamment une classification des organismes nuisibles, une liste des végétaux à haut risque, une liste des végétaux nécessitant un passeport phytosanitaire et une liste des organismes de priorité (notamment Xylella fastidiosa ou la tache noire des agrumes). Sur ce dernier point, les États membres doivent avoir mis en place, d’ici juillet 2023, des mesures de préparation renforcées, notamment des plans d’urgence, des prospections annuelles, des exercices de simulation, des plans d’action pour leur éradication et des campagnes d’information du public au cas où ils seraient présents sur leur territoire. Certaines délégations (Allemagne, Pologne) ont quand même souligné que le dispositif pourrait encore être amélioré dans les années à venir en mettant par exemple en place un système centralisé des données de contrôle sanitaire. Enfin, les ministres des Vingt-sept ont soutenu la création au niveau international d’une journée mondiale de la santé des plantes qui devrait être fixée au 12 mai.