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Scopix facilite la traçabilité pour les agriculteurs grâce à son tracker/logiciel

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Olivier Ruchot, fondateur de Scopix Crédits : © Scopix

Grâce au tracker/logiciel de Scopix, une solution de saisie numérique des opérations en champs, les agriculteurs peuvent notamment tracer leurs épandages. La société envisage une levée de fonds pour assoir son développement.

Beaucoup d’agriculteurs continuent d’utiliser leur carnet de note en papier pour la traçabilité de leurs épandages, alors même qu’ils utilisent un logiciel de gestion parcellaire. C’était l’intuition d’Olivier Ruchot lorsqu’il a démarré le projet Scopix en 2018, qu’il confirmera lors d’une étude réalisée auprès de 160 agriculteurs au Sima l’année suivante : le phénomène concernerait deux tiers des détenteurs d’outils de gestion parcellaire.

« Presque personne n’enregistre au fil de l’eau. Les agriculteurs notent sur un papier et reportent plus tard sur leurs logiciels. C’est généralement la corvée du week-end », constate cet ancien ingénieur en informatique. Et c’est notamment sur la base de ce constat qu’il va développer une solution de saisie numérique des opérations en champs.

Concrètement, Scopix propose un tracker/logiciel à placer dans la cabine et des balises sur les outils (exemple épandeur), qui permettent de les identifier automatiquement. A chaque entrée dans le champ, le tracker va solliciter le conducteur pour lui demander de rentrer les données d’épandage (exemple produit, dose), ou les valider s’il les avait déjà programmées. Le logiciel peut alors l’avertir du caractère réglementaire ou non de son intervention. Les données restent modifiables a posteriori.

Scopix envisage de s’attaquer au marché européen

Cet outil est commercialisé depuis novembre 2020, sous abonnement et location d’appareils. 180 agriculteurs l’utiliseraient aujourd’hui. Scopix est majoritairement vendu par l’intermédiaire de coopératives, notamment Noriap et Uneal. Viennent ensuite les apporteurs d’affaires et la vente directe aux agriculteurs. Au-delà des agriculteurs, Scopix vise également les entreprises de travaux agricoles, en particulier dans le cadre de la délégation complète des travaux, dont elle facilite le suivi de chantier et la traçabilité.

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Scopix vise 10000 utilisateurs français à horizon 2024, puis envisage d’attaquer le marché européen. Pour l’heure, la start-up est spécialisée dans les grandes cultures/cultures industrielles, mais étudie une diversification vers la viticulture avec un cabinet de conseil spécialisé. Elle travaille également sur l’amélioration des connexions avec des solutions leader sur le marché : Smag Farmer pour la gestion parcellaire, et Xarvio pour les alertes d’épidémiosurveillance en grandes cultures. Des développements sont également prévus pour proposer un pilotage des coûts de production.

Olivier Ruchot détient 80% du capital de la société, aux côtés « d’investisseurs particuliers » (10%) et d’un « industriel du secteur agricole » (10%), précise-t-il. Et une ouverture du capital est prévue. « Je vais avoir besoin d’aller chercher des financements pour stabiliser une équipe », annonce le dirigeant. « Il y aura de la place pour un autre investisseur du milieu agricole. Je recherche un industriel qui aurait intérêt à proposer la solution à ses clients, et qui pourrait nous apporter un vrai soutien dans notre développement ».