La sécheresse et la canicule ont eu de « forts impacts » sur la production de légumes bretonne, a indiqué le président de l’AOP Cerafel (producteurs de légumes, marque Prince de Bretagne) Marc Kerangueven à Agra Presse le 7 septembre. « En artichauts, je pense qu’on est entre 50 % et 70 % de pertes tout confondu », a indiqué celui qui est également président de la coopérative Sica-St-Pol. « Les drageons plantés au printemps ou avant l’été ont brûlé (alors qu’ils sont censés donner des fruits pendant trois ans, NDLR) ». « Ceux qui étaient en place depuis un an ont manqué d’eau et sont à 50 cm du sol, au lieu de 1m 20 environ, avec des têtes toutes petites, et d’une qualité souvent non conforme au cahier des charges », a-t-il détaillé.
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Le coco de Paimpol est deuxième production la plus touchée. « On me parle de 30 % à 50 % de pertes, mais honnêtement je ne sais pas, la récolte n’est pas encore finie », a indiqué le président du Cerafel. Cultivé par la coopérative Les Maraîchers d’Armor, le haricot blanc a « grillé » dans les champs, ou est arrivé avec quelques semaines d’avance quand les consommateurs n’étaient pas présents, a détaillé M. Kérangueven. Le président du Cerafel relève aussi des pertes de rendements en oignons et échalotes (moindre calibre), en brocoli, en pomme de terre de consommation et en fenouil (coulures). Il s’attend à des pertes en céleri (retard et rendements plus faibles) et à « de la casse en chou-fleur », selon la résilience du légume dans les mois qui viennent. Du côté de l’OP légumes d’Eureden (marque D’aucy et MDD), les légumes les plus touchés par la sécheresse sont « les haricots verts et les flageolets dont les rendements ont diminué de moitié », a indiqué le groupe le 8 septembre.