Le ministère de l'Agriculture a révisé à la baisse les productions annuelles de pommes et de poires, à cause des effets combinés de la sécheresse et de la canicule.
En pommes, la récolte française est ainsi estimée à 1,4 M tonnes au 1er novembre, « inférieure de 4% à celle de 2017 et de 10% à la moyenne 2013-2017 », indique le ministère de l'Agriculture (Agreste), dans une note parue le 13 novembre. Une baisse « plus importante que prévu initialement » conséquence « des effets combinés de la canicule et de la sécheresse ». En variation annuelle, toutes les régions voient leurs productions chuter, à l’exception du Centre-Val-de-Loire où la production augmente de 22% après deux années de mauvaises récoltes, et l’Auvergne-Rhône-Alpes (+13%), touchée par le gel l’année dernière. D’importants bassins de production comme la Nouvelle-Aquitaine (-14%) ou la région Paca (-15%) voient par contre leur production fortement chuter sur cinq ans, cette dernière pouvant même faire face « à la plus faible production depuis 18 ans ».
La production française n’est pas la seule touchée. En pommes, la production européenne d’abord prévue en forte hausse par rapport à 2017 « pourrait être moins élevée que prévu initialement en raison de la sécheresse », explique Agreste.
Poire: récolte la plus faible depuis 5 ans
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La récolte de poires est estimée à 128 000 tonnes au 1er novembre, soit « la plus faible des 5 dernières années », note Agreste. La production serait « inférieure à celle de 2017 (-2%) et en retrait par rapport à la moyenne des cinq dernières années (-5%) », précise Agreste. La région Paca, qui représente à elle seule 44% de la production nationale, verrait sa récolte baisser de 3% sur un an et 9% sur cinq ans. « Les ravageurs, les précipitations estivales, la grêle et la canicule ont pesé sur la production », indique Agreste. En variation annuelle, toutes les régions voient leur production baisser, à l’exception de l’Auvergne-Rhône-Alpes après une récolte 2017 touchée par le gel. « Les calibres seraient toutefois inférieurs à ceux de 2017, conséquence de la canicule et de la sécheresse ».
En Europe, les Pays-Bas, deuxième producteur européen, verrait leur production fortement augmenter (+21% sur un an). Mais d’une manière générale « la production européenne de la plupart des variétés cultivées en France serait inférieure à leur production moyenne 2013-2017, sauf en Conférence (+4%) ».
D’importants bassins de production voient leur production chuter