Les nappes phréatiques françaises continuent de souffrir des températures douces de ce début d’automne et de pluies déficitaires, rapporte le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans un communiqué de presse du 12 octobre. Au 1er octobre, 66 % des nappes étaient sous les normales en France métropolitaine, soit une dégradation de 4 % depuis le mois d’août, selon l’institut de recherche. Les déficits sont particulièrement marqués sur le pourtour méditerranéen, le corridor Rhône-Saône, et le sud de l’Alsace. Le mois de septembre marque habituellement le début de la reprise de la recharge, avec la survenue des premières précipitations importantes et la chute des températures. Or, la part des pluies infiltrées en profondeur vers les nappes reste faible en raison de pluies insuffisantes et d’épisodes orageux localisés et intenses favorisant le ruissellement, s’inquiète le BRGM. Et d’ajouter que la végétation est « encore active » en raison de températures élevées, et qu’elle consomme donc une partie de l’eau infiltrée. Aussi, le début de la période de recharge et la mise en dormance de la végétation reste « très incertain » pour le mois d’octobre.
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Le BRGM recommande de « surveiller » l’ensemble des nappes du territoire, et plus particulièrement celles n’ayant pas commencé leur recharge hivernale. « En début de période de recharge, il est primordial de laisser le temps aux réserves d’eau fragilisées de se reconstituer durablement », prévient-il par ailleurs. Mais l’année 2024 semble déjà faire face à un « risque de tension » dans des secteurs tels que l’axe Loire-Allier et le pourtour méditerranéen en cas de faible recharge hivernale.