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Sécheresse : un été hors norme pour l’élevage du Massif central

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Première coupe de foin amputée de « 45 à 75 % », animaux à la ration hivernale depuis juin, pénurie de fourrages : lors d’une conférence de presse le 6 septembre, la vice-présidente de Chambres d’agriculture France (ex-APCA) Christine Valentin a détaillé l’impact de la sécheresse « très forte et très précoce » sur l’élevage du Massif central. Au niveau national, « les éleveurs sont probablement les plus touchés » par la sécheresse de 2022, a abondé le président Sébastien Windsor. « En 1976 et en 2003, l’eau était arrivée autour du 15 août, ce qui n’a pas été le cas cette année. »

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Dans les prairies montagneuses du Massif central, en l’absence de deuxième ou troisième coupe, « on espère faire pâturer les animaux à l’automne, on se limitera là », explique Christine Valentin, qui préside la chambre d’agriculture de Lozère. Et d’ajouter que « dans le Cantal, les animaux sont descendus des estives et sont à l’affouragement. » En raison de ces difficultés à nourrir les troupeaux, l’élue des chambres observe « un peu de décapitalisation », qui reste « plutôt maîtrisée ».

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Les chambres d’agriculture ont accompagné les éleveurs en réalisant des bilans fourragers pour « anticiper les achats » de fourrages à l’extérieur. Une opération rendue complexe par la pénurie de fourrage, car « les canicules ont fortement endommagé la production de maïs fourrage ». En règle générale, le maïs fourrage a été « ensilé fin juillet, début août, car il était en train de sécher sur pied, précise Mme Valentin. Il n’a pas pu faire d’épi et servira juste à faire ruminer les animaux, il faudra apporter de l’aliment en complément. » Les conseillers des chambres ont aussi incité les agriculteurs à implanter du sorgho ou du ray-grass derrière les cultures d’hiver, après la moisson.

La décapitalisation reste pour l’instant « plutôt maîtrisée »