Le premier semencier de France, avec l’appui de sa maison mère InVivo, a bien l’intention de participer à la reconfiguration en cours de l’industrie des semences, tant en France que dans le monde.
« On sera acteurs des changements à venir dans ce secteur », déclarait le DG de semences de France, Pascal Monbled, à l’occasion d’une rencontre avec la presse le 9 juin. La filiale semences du groupe coopératif InVivo négocie actuellement l’acquisition de trois entreprises semencières, en Amérique du Sud, Europe du sud et Asie. Une partie des fonds levés récemment par InVivo pourrait servir à financer une de ces croissances externes envisagées. Mais Semences de France table aussi sur le développement de ses propres services, tant en matière d’outils logiciels d’aide aux choix des semences qu’en matière d’enrobage. Elle propose par exemple des solutions imidaclopride sur des semences de céréales à paille (Gaucho 350) et un anti-fongique (Raxil Star) sur de l’orge et de l’avoine. Mais l’entreprise s’intéresse aussi à ces techniques d’enrobage appliquées aux biostimulants.
Actionnaire de RAGT
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Selon ses dirigeants, l’entreprise est le premier semencier français, avec 122 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle développe une stratégie multi-espèces et constitue un des principaux actionnaires du semencier RAGT.
Premier semencier mais sans recherche propre de variétés (mise à part la recherche incluse au sein de Carneau, récemment acheté), Semences de France peut d’autant mieux choisir les variétés qui lui semblent répondre aux besoins, expliquent ses cadres. Un de ses axes stratégiques porte sur la signature de nouveaux contrats de partenariat avec les obtenteurs. Ce qui explique aussi la création de services comme son « visualiz » qui permet de comparer des semences en fonction du lieu d’utilisation et d’une soixantaine d’items. Autres services, le prairiescope ou le variétoscope, en cours de développement, qui visent à aider le choix des semences par les distributeurs en fonction des spécificités de leurs clients.