Visant à financer la recherche variétale, la mise de place d’une contribution sur les semences fermières « permet d’améliorer le bénéfice global de tous les acteurs économiques concernés, des agriculteurs aux obtenteurs », a indiqué l’Inrae dans un communiqué de presse le 9 août. Son étude, publiée dans la revue American Journal of Agricultural Economics, passe au crible les systèmes existants dans les pays européens et en Australie. Des royalties y sont appliquées aux semences fermières, issues de la récolte des agriculteurs, qu’ils utilisent pour emblaver l’année suivante. Par leur étude, les chercheurs de l’Inrae montrent différents effets de l’arbitrage entre semences certifiées et semences fermières : sur l’efficacité de la production, tant au niveau de la production des semences que de la production agricole, sur les prix des semences, et sur les investissements en recherche, d’après le communiqué. « L’autorisation des semences fermières, sous réserve d’une contribution et d’un encadrement règlementaire adapté, est préférable à leur interdiction », souligne l’institut. Et d’expliquer que « l’absence de contribution conduit à une utilisation excessive de semences fermières par les agriculteurs – une partie des semences fermières est alors produite à un coût supérieur à celui des semences certifiées, et mène à un sous-investissement en recherche ».
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