La Coordination rurale valide son entrée dans l’interprofession des semences et plants Semae, affirmant avoir obtenu que la CNDSF (semences fermières) y participe, a-t-elle annoncé le 15 février. « Après plusieurs mois de tractations pour assurer une bonne représentativité des semences de ferme au sein de l’interprofession des semences et plants (ancien Gnis, aujourd’hui Semae), la CR se félicite que la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF) puisse intégrer des sections spécialisées », selon un communiqué. Une « avancée » qu’elle attendait avant de nommer son représentant au conseil d’administration de Semae, en la personne de Philippe Ribault. « Aujourd’hui, 65 % des semences de blé emblavées en France sont fermières. Les semences de ferme ont toute leur place dans cette interprofession », souligne dans le communiqué Philippe Ribault, président de la CNDSF et désormais représentant de la CR chez Semae.
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La CNDSF regroupe, outre la CR, le Modef, le Staff (trieurs à façon), la Fnab (bio), le SABD (biodynamie) ainsi que la Confédération paysanne. Mais la Conf’continue sa politique de la chaise vide à l’interprofession, attendant que Semae lui « accorde dans ses statuts une place en tant que représentant des agriculteurs comme utilisateurs de semences commerciales et aussi comme producteurs de semences de ferme et paysannes ». Un décret, sorti au cours de l’été, permet aux utilisateurs d’être représentés au conseil d’administration par les syndicats agricoles dans leur diversité. Comme la Conf’, la CR revendiquait une place de plus en tant que producteurs de semences. Elle se résout à faire son entrée en simple qualité d’utilisateurs, voyant « une avancée importante » pour les semences fermières. La CNDSF a en effet reçu un feu vert pour intégrer la section Diversité des semences, d’après Philippe Ribault.