Digital, imagerie satellitaire, pilotage de l’azote, agronomie : le semencier RAGT élargit ses compétences pour proposer des outils de conseil, en plus de son catalogue de variétés. Il s’agit d’apporter « des solutions plus vastes, en associant des génétiques à des outils, du conseil », a expliqué le président du directoire Laurent Gueirrero le 27 janvier en conférence de presse. Cette évolution stratégique est motivée par les « pressions » environnementale, réglementaire, sociétale auquel le monde agricole est soumis, d’après lui. RAGT compte s’appuyer sur des partenariats, comme celui autour du blé hybride avec Bayer et sa plateforme d’agriculture numérique FieldView. L’obtenteur aveyronnais développe par ailleurs une calculette pour les couverts végétaux, un outil de diagnostic des maladies, afin d’aider les producteurs à choisir leurs semences. Des projets qui s’accompagnent d’un plan de recrutement en France d’une centaine de collaborateurs par an sur les prochaines années. L’ambition est aussi de poursuivre le développement à l’international, en Europe de l’Est (Ukraine, Russie), Amérique latine, Afrique (Kenya, Ethiopie), pour grimper de 411 millions d’euros de chiffre d’affaires à plus de 500 millions d’euros d’ici à deux ans.
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Côté lancements, RAGT annonce pour 2022 une variété de blé tendre tolérante à la jaunisse nanisante. Son catalogue s’étoffe aussi avec une variété de pois tolérante à la bactériose, maladie qui peut provoquer des chutes de rendement de 25 %, a souligné Sylvain Guédou, directeur commercial France. En culture de colza, le semencier propose des associations d’espèces à base de trèfle, donnant droit à des CEPP (certificats d’économie de produits phytos). RAGT met en avant son nouveau réseau, baptisé club « Les semeurs », qui lui permet de tester ses solutions.