Dans un article publié le 7 octobre dans Nature, un groupe de chercheurs a mené « la première étude comparée mondiale des bilans régionaux d’émissions de protoxyde d’azote », en évaluant les émissions et les puits de chaque continent. Au niveau mondial, les émissions d’azote d’origine humaine auraient augmenté d’après leurs résultats de 5 600 t d’azote par an en 1980, à 7 300 t/an entre 2007 et 2016 (17 000 t/an en incluant les sources naturelles). Près de 90 % de l’augmentation des émissions humaines « provient des émissions directes et indirectes de l’agriculture », précisent les chercheurs. L’Asie de l’Est, l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie du Sud demeurent les continents les plus émetteurs. Mais, en termes de dynamique, alors que les flux en provenance d’Asie de l’Est ou d’Amérique du Sud ont augmenté de 34 % et 13 % respectivement sur la période, les flux européens et russes ont diminué de 600 t/an. Les émissions de protoxyde d’azote des sols européens, rappellent les chercheurs, ont notamment diminué de 21 % entre 1990 et 2010, grâce à la directive Nitrates.
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