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Chips/investissement Sibell en forme, six mois après l’incendie de son usine

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En 2008, le chiffre d’affaires de Sibell, spécialiste provençal des chips, a augmenté de 10 % pour atteindre 22 millions d’euros. L’incendie qui avait dévasté son usine d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, en août dernier, a donc eu peu d’impact sur la croissance de la PME. Sibell s’en est bien tirée grâce à sa réactivité et au soutien de ses clients, à l’exception de Leader Price. L’usine Sibell à Aubagne devrait rouvrir le 20 mars.

Sibell a dû investir 15 millions d’euros pour reconstruire son usine de chips d’Aubagne, qui avait été en partie détruite par un incendie en août 2008. La ligne de production des chips avait été dévastée, mais une réaction rapide du personnel avait permis de sauver les lignes de production snack et chips de crevette. Depuis août, Sibell faisait sous-traiter sa production de chips par Altho et Vico en France et Unichips en Italie. L’usine devrait être remise en service le 20 mars. Elle emploiera 140 personnes. « Finalement le bilan est positif : notre usine sera plus performante, avec une capacité de 14 000 tonnes par an, contre 10 000 auparavant », se réjouit Charles Benkemoun, le p.-d.g. de l’entreprise.

Le soutien de ses clients, à l’exception de Leader Price

Malgré l’incendie, Sibell a augmenté ses volumes en 2008, notamment grâce à de nouveaux clients comme Autogrill et Métro et une hausse des volumes d’Intermarché. « Notre clientèle a apprécié notre réactivité à la suite de l’incendie. Et nous avons pu avoir de nouveaux clients qui se sont rendus compte que ce genre de problème pouvait arriver partout, et qu’il fallait donc davantage partager le marché des chips », nous indique Charles Benkemoun. La PME était rôdée à ce genre de souci. A l’époque où elle s’appelait encore Delichips, en 2001, son usine de La Ciotat avait déjà connu un incendie. Sibell a perdu un seul client, Leader Price, avec lequel elle travaillait pourtant depuis quatre ans. « Leader Price représentait 10 % de notre activité. Je ne comprends pas leur attitude, surtout que nos prix étaient alignés sur ceux de nos concurrents qui ont remporté l’appel d’offres : Altho et Vico. Leader Price met en péril trois ou quatre emplois », regrette Charles Benkemoun.

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Réactiver ses projets

Avant l’incendie, Sibell avait de nombreux projets qu’elle a dû mettre en veille, notamment la poursuite de son implantation en Israël avec ses chips casher et le lancement des chips bio. A partir d’avril, la PME relancera ses projets, avec également de nouveaux produits : les chips wasabi et les chips à la truffe. Le marché des chips en France s’élève à 48 000 tonnes. Sibell pense en produire 9000 en 2009, contre 8300 en 2008. Les MDD représentent 70 % du chiffre d’affaires de Sibell, qui s’élevait à 22 millions d’euros en 2008 (+10 %). « Notre idéal serait de faire progresser notre marque propre pour qu’elle représente la moitié de notre activité », précise Charles Benkemoun. La PME souhaite également faire progresser ses exportations, qui représentent 4 % de son activité. « Nous n’avons pas d’objectifs précis dans ce domaine. Je travaille l’export par plaisir. Je vends la Provence davantage que les chips », souligne le p.-d.g. de Sibell.