La profession du vin se félicite à travers la CEEV (Entreprises des Vins de l’Union Européenne) de l’accord bilatéral sur le commerce des vins entre l’UE et l’Australie à l’occasion de sa signature officielle le 1 décembre à Bruxelles par la commissaire à l’agriculture, Mariann Fischer-Boel et le ministre australien des affaires étrangères, Stephen Smith. Cet accord remplace celui de 1994 en le complétant au point de représenter, selon la CEEV, « l’accord bilatéral Vin le plus complet conclu à ce jour par l’UE avec ses principaux partenaires ». L’accord couvre en effet de nombreux aspects concernant l’élaboration, la présentation, l’étiquetage, la protection des désignations et la commercialisation des vins. En d’autres termes, il protège certaines appellations comme champagne ou porto et autres indications géographiques exclusives aux yeux des producteurs européens.
«Cet accord est une amélioration importante pour la protection des Indications géographiques puisqu’il amène un pays producteur de vin majeur comme l’Australie à reconnaître toutes les indications géographiques des vins européens, à éliminer dans l’année toutes les usurpations persistantes, et aussi a reconnaître le principe et une partie de nos mentions traditionnelles », a déclaré Louis-Régis Affre, président de la commission « Commerce extérieur » du Comité européen des entreprises de vins de l’UE (CEEV). Selon lui, cet accord, qui va permettre aux signataires d’intensifier leur dialogue stratégique pour faciliter le développement du commerce et du secteur au niveau mondial, serait « dorénavant le référent même du type d’accord bilatéral que l’UE devrait incessamment rechercher avec ses autres partenaires commerciaux ».
Pour la commissaire Fischer Boel, l’accord « sauvegarde les intérêts de l’Union européenne en établissant des principes pour la protection des indications géographiques et des mentions traditionnelles et en préservant le régime communautaire d’étiquetage des vins ». Selon elle, il s’agit d’un accord équilibré qui témoigne « du bon esprit dans lequel se sont déroulées les négociations entre l’Europe et l’Australie ». Pour le ministre des affaires étrangères australien, Stephen Smith, l’accord est important dans la mesure où il permet aux opérateurs des secteurs du vin européen et australien de connaître avec certitude l’environnement commercial dans lequel ils travailleront à l’avenir. « Cet accord historique montre que des négociations approfondies peuvent déboucher sur une situation où tout le monde est gagnant, a-t-il déclaré. Il définit clairement les règles régissant les exportations et importations de vin en Europe et en Australie pour tous les producteurs concernés. Pour les producteurs australiens, il simplifiera la reconnaissance des procédés de vinification ainsi que les exigences en matière d’étiquetage. »
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L’accord vin UE/Australie de 1994 prévoyait que les producteurs australiens cesseraient d’utiliser des dénominations européennes importantes, comme « Champagne », « Port » ou « Sherry » et huit autres indications géographiques, ainsi que diverses mentions traditionnelles, telles que « Amontillado », « Claret » ou encore « Auslese ». L’accord de 2008 fixe des dates précises pour mettre fin à l’emploi de ces termes. Le nouvel accord établit également les conditions dans lesquelles l’Australie peut continuer à utiliser différents termes relatifs aux vins de qualité, comme « vintage », « cream » et « tawny » pour désigner des vins exportés vers l’Europe et vendus sur le marché intérieur. Dans l’accord, l’UE et l’Australie s’engagent à protéger mutuellement leurs indications géographiques.