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Signes de qualité : les inquiétudes budgétaires persistent à l’Inao, en déficit sur 2024

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À l’occasion des vœux à la presse de l’Inao (appellations) le 22 janvier, son président Philippe Brisebarre a fait part, cette fois publiquement, de ses « inquiétudes » concernant la situation budgétaire de l’établissement, qui a terminé l’année 2024 avec un « déficit d’un million d’euros sur un budget de 23 millions d’euros ». L’année 2025 s’annonce également mauvaise avec une « faible récolte » en vin et de faibles ventes sur l’ensemble des signes de qualité. Qui plus est, selon les informations de l’institut, la coupe budgétaire de 184 millions d’euros, proposée par le gouvernement dans le budget agricole de l’État 2025 mais rejetée par le Sénat, pourrait se traduire par la suppression de trois postes à l’Inao. « C’est un sujet d’inquiétude alors que les ressources s’amenuisent depuis plusieurs années, et que l’Inao ne dispose plus de marges de manœuvre, avec un nombre de dossiers toujours plus grand à traiter », a déclaré le vigneron. Selon sa directrice, Carole Ly, l’institut a traité 344 dossiers d’organismes de gestion (ODG) en 2024, contre 320 l’an passé.

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Le président est également revenu sur la proposition faite à l’automne par un député RN de supprimer l’Inao, par un amendement rejeté avec avis défavorable du gouvernement. « On voit qu’il faut prendre ces menaces au sérieux », s’est-il inquiété publiquement, en référence à l’intérêt récent porté par la ministre de l’Agriculture au projet du sénateur Duplomb de supprimer l’Agence bio. Questionnés à ce sujet, le président et la directrice n’ont pas souhaité réagir – l’Inao assure déjà des missions dans la bio, sur la réglementation et le contrôle.

« Déficit d’un million d’euros sur un budget de 23 millions d’euros »