En visite au Sitevi (salon de la vigne, du vin, des fruits et légumes et de l’oléiculture) à Montpellier le 28 novembre, le ministre de l’Agriculture a rencontré les responsables professionnels viticoles et les a encouragés à exploiter le potentiel de la filière. « Nous avons du potentiel, mais il faut savoir s’organiser », leur a-t-il indiqué. Il a évoqué à ce propos les grands axes que les professionnels devront définir avant la fin de l’année : sur les objectifs de qualité, de quantité, de pays sur lesquels il faut être présent à l’export, sur l’analyse des lacunes françaises sur le marché mondial du vin. Il a également abordé le délicat sujet de l’enrichissement des vins, qui pose problème depuis la suppression de l’aide à l’utilisation des moûts concentrés par les vignerons. En effet, ces derniers n’ont guère d’autre choix, pour être compétitifs, que de chaptaliser. Mais la chaptalisation n’a pas été autorisée par le préfet du Languedoc-Roussillon, ce qui a semé la colère et la division entre régions et entre producteurs. Le ministre a déclaré attendre les propositions des professionnels sur l’enrichissement. D’ores et déjà, le président de la filière, Jérôme Despey, s’est prononcé en faveur de la constitution d’une industrie française des moûts concentrés.
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