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Légumes transformés/Stratégie Sobreval pousse les murs

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Huit ans d’existence, huit millions d’euros de chiffre d’affaires. Sobreval, spécialiste des légumes transformés à la méditerranéenne, affiche une croissance soutenue depuis sa création. La PME bretonne aborde une nouvelle phase de développement avec des débuts prometteurs à l’export et en GMS.

Sobreval a construit son développement sur la restauration commerciale chaînée. Parmi ses clients, Quick, Pizza del’Arte, la Brioche Dorée ou encore les hôtels Novotel et Ibis du groupe Accor. Ce secteur représente aujourd’hui 60 % du chiffre d’affaires de la PME créée par Bruno Desson à Jugon-les-Lacs (22) en 2002. La petite moitié restante se répartit à hauteur de 15 % entre la GMS en France (essentiellement Monoprix pour l’instant), 15 % à l’export (principalement au Royaume-Uni) et 10 % auprès de grossistes et d’industriels.
« Nous travaillons avec la grande distribution en France depuis 2007, et avec des enseignes britanniques depuis fin 2009. Sur ces marchés, nous avons de belles perspectives de développement », affirme Bruno Desson. L’usine neuve construite en 2007 (1,8 M EUR d’investissement) ne suffit déjà plus et une extension de 1 500 m2, pour porter sa surface à 4 000 m2 est déjà prévue pour agrandir les espaces de stockage. « Nous finalisons le chiffrage, mais le budget sera de 700 000 à 900 000 euros. Auxquels il faudra ajouter le matériel. Nous souhaitons entrer une nouvelle ligne en 2011. Et cela coûte 200 000 à 250 000 euros. » Cet investissement est la première phase d’un projet en deux volets.

De belles références en GMS à l’export
Concernant la grande distribution, Sobreval peut désormais s’appuyer sur ses marchés à l’export pour se développer en France. Principalement présente au Royaume-Uni, la PME réalise l’essentiel de son activité avec Waitrose et Sainsbury’s, qui ont notamment été sensibles à la proximité de ce fournisseur par rapport à ses concurrents italiens. « Nous avons de belles perspectives au Royaume Uni, et la distribution française est intéressée par nos références », explique Bruno Desson. En France, le principal client pour l’instant est Monoprix. « Nous sommes présents avec des produits frais emballés. Nous avons fait des essais avec des produits plus marketés, mais cela n’a pas été très concluant. Nos produits correspondent à des achats d’impulsion et il est essentiel de bien les voir. »

Désaisonnaliser l’activité avec des produits de saison
Sobreval entend développer son marché historique en parallèle. Alors que les ventes en GMS sont faites de grands classiques, tomates confites et poivrons farcis par exemple, la restauration travaille de plus en plus sur les produits de saison en automne hiver. « Depuis trois ans, nous travaillons beaucoup sur des recettes adaptées pour désaisonnaliser ce marché, explique Bruno Desson. Nous avons par exemple des recettes à base de poireau, d’endives, de fenouil, de champignons, d’oignons rouges… Ce sont des produits qui peuvent être braisés, grillés, marinés. »
Sobreval vise les 10 M EUR de chiffre d’affaires pour 2012. « Cette année, notre croissance a atteint 25 %, c’est un peu exceptionnel. Sur les trois dernières années, nous avons plutôt une croissance annuelle de 15 % en moyenne », explique Bruno Desson. Pour lui, le succès de l’entreprise repose sur son caractère atypique sur son marché. « Nous bousculons un peu les codes, nous sommes à la frontière de la salade traiteur sur certains produits, nous sommes très larges en gamme et nous sommes très innovants. » Sur les 58 personnes employées en permanence pour l’entreprise (les effectifs peuvent dépasser 90 personnes), quatre sont dédiées à la R&D. « Nous faisons également appel à un conseil extérieur et je reste très proche du produit », explique Bruno Desson.

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