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Soja/déforestation : de gros négociants quittent le moratoire brésilien

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Selon un article de Reuters du 5 janvier (article payant), l’association brésilienne Abiove, représentant les plus grosses compagnies de trading de soja du pays, a annoncé aux autorités de l’Etat du Mato Grosso, l’un des plus importants bassins de production de grains du pays (produisant à lui seul environ 50 Mt de soja par an), qu’elle quittait, en compagnie de sociétés de négoce, l’accord de moratoire sur le soja. Ce dernier interdit aux signataires d’acheter des grains cultivés sur des fermes amazoniennes à l’origine de déforestation après juillet 2008. Les noms des négociants quittant le pacte n’ont pas filtré. Abiove inclut des membres de renommée mondiale, tel que Cofco, Bunge, Cargill, ADM, ou encore Louis Dreyfus Company. L’origine du retrait est une réforme fiscale décidée par l’Etat du Mato Grosso, consistant en la suppression d’avantages fiscaux accordés aux signataires du moratoire, entrée en vigueur le 1er janvier 2026, rapporte le média.

Se pose ensuite la question des conséquences d’une telle décision de la part d’exportateurs brésiliens pour les importateurs et les industriels hexagonaux, tels que les fabricants d’aliments pour animaux. Contacté par Agra Presse, le Snia (représentant de l’industrie française) indique, via la voix de son président François Cholat, que, pour le moment, « aucun impact notable ne nous a été signalé par le syndicat des importateurs, soit le Synacomex ». Il rappelle par ailleurs que la filière possède déjà ses propres exigences auprès des fournisseurs internationaux de soja en matière de déforestation. « Nous avons, depuis cinq ans maintenant, mis en place le manifeste d’engagement “Zéro déforestation importée” des fabricants d’aliments pour la nutrition animale. Les exportateurs devront se plier à nos exigences quoi qu’il arrive ».

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Une réforme fiscale à l’origine du désengagement des négociants

KC