Solinest a investi dans le spécialiste des thés fermentés alsacien Bio Brasseurs. Objectif : se positionner sur le marché émergent du kombucha avec la marque Kyo, lancée en grande distribution.
« Au début de l’année 2020, nous avons pris une participation de 50 % au capital de Bio Brasseurs, à Strasbourg, qui a créé les marques de kombucha bio Kyo pour les grandes surfaces et Ritual pour la distribution spécialisée biologique », explique Bertrand Jacoberger, p.-d.g. de Solinest, distributeur et développeur de marques alimentaires parmi lesquelles N. À ! ou Arizona. Kyo est présent en grande distribution (Monoprix et Franprix) et en restauration depuis le début 2020. « Notre but est d’accélérer le développement de Kyo en implantant la marque dans plusieurs rayons : parmi les soft drinks premium ambiant, ce qui est déjà le cas, puis, à partir du début 2021, parmi les jus frais et le snacking avec une version flash pasteurisée », détaille Bertrand Jacoberger. L’idée est aussi de se positionner sur le marché du kombucha avec trois recettes bio, non pasteurisées et en bouteilles en verre : menthe, hibiscus et gingembre.
« Le marché du kombucha est en train d’émerger : il est devenu important aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et a démarré en France en distribution spécialisée biologique », explique Bertrand Jacoberger. En France, quelques marques sont présentes dans les magasins de proximité parisiens et dans les boutiques de produits biologiques.
Perte de chiffre d’affaires en 2020
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Ce nouveau lancement est conforme à la stratégie de Solinest consistant à créer des marques alimentaires (surtout en épicerie) sur des marchés de niche (N. A ! ou les confiseries Not Guilty) ou bien à acquérir en totalité ou en partie des marques à fort potentiel (l’eau de coco Vaï Vaï). C’est vers cette deuxième option que s’achemine de plus en plus Solinest, en s’appuyant sur son expérience passée en la matière. Et qui se confirme aujourd’hui avec Bio Brasseurs.
L’année 2020 s’annonce contrastée pour Solinest dont les produits ont réagi différemment au confinement et à la crise. « Les produits non essentiels ont beaucoup souffert : il s’agit de produits d’impulsion, liés à la mobilité et au télétravail et qui ne profitent pas de l’essor de e-commerce. À l’opposé, les produits qui se consomment à la maison, le thé, les poudres chocolatées, le frais et l’ultra-frais ont profité de la situation », détaille le p.-d.g. de Solinest. La société anticipe cette année un recul de 10 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2019, année où il avait atteint 350 millions d’euros, dont 300 millions d’euros pour les ventes en France.