Les températures particulièrement élevées enregistrées en juillet ont eu des effets sensibles sur les rendements agricoles de l’UE, selon des prévisions publiées mi-août par la Commission européenne. Par rapport à l’évaluation précédente réalisée fin juin, le système européen de surveillance des cultures laisse présager une réduction supplémentaire de la production. Par rapport à 2005, les principales cultures touchées sont les suivantes : blé tendre (-4 %), orge d’hiver (-2 %), maïs grain (-5,1 %), pomme de terre (-4,3 %) et betterave sucrière (-3 %). C’est en Allemagne, en Pologne, au Royaume-Uni, en France et en l’Italie que la production semble la plus touchée. Par rapport à la sécheresse de 2003, la zone géographique affectée est plus étendue, mais la perte globale de production est moins élevée.
Au niveau communautaire, par rapport aux moyennes de la période 2001-2005, la Commission prévoit une baisse des rendements dans le cas du blé tendre, de l’orge et du maïs de respectivement 2,3 %, 4,6 % et 0,1 %. Une réduction de 7,4 % est prévue pour l’orge de printemps.
La diminution globale des rendements apparaît encore plus marquée qu’au cours de la campagne antérieure.
En revanche, pour le blé dur, le rendement progresserait de 2 %.
- 25 % pour la betterave sucrière en Italie
Les régions les plus touchées par les conditions climatiques défavorables sont :
– l’Allemagne -1,8 % pour le blé par rapport à 2005, -5,6 % pour l’orge, -9 % pour la pomme de terre, -4,6 % pour la betterave sucrière ;
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– la Pologne -9,6 % pour l’orge, -13,4 % pour le blé tendre, -5 % pour la pomme de terre ;
– le Royaume-Uni -9 % pour le blé, -7,9 % pour la pomme de terre, -4,5 % pour l’orge, -1,3 % pour la graine de colza ;
– la France -3 % pour le blé tendre, -1,4 % pour l’orge d’hiver, -4 % pour la graine de colza, -1,8 % pour la betterave sucrière ;
– l’Italie -8,6 % pour le blé tendre, -7,5 % pour le maïs grain, -9,6 % pour le tournesol et -25,3 % pour la betterave sucrière.
Pas aussi grave qu’en 2003
Par rapport à la sécheresse de 2003, la zone géographique touchée par les réductions de rendement est plus étendue, car dans les régions les plus septentrionales, les températures élevées ont touché les cultures plus tôt et à des stades de développement plus sensibles. Cependant, les pénuries d’eau ont commencé plus tard, ce qui a eu comme conséquence une réduction des rendements plus faible dans le cas de la plupart des cultures (sauf l’orge de printemps).
La sécheresse enregistrée au mois de mai, qui s’est aggravée en juin et en juillet, a également frappé les surfaces fourragères permanentes (pâturages et herbages), les cultures fourragères herbacées et le maïs vert dans la plus grande partie de l’Europe. Cependant, même si un certain nombre de zones limitées ont été durement touchées, la situation globale n’est pas aussi grave qu’en 2003.