Abonné

Spore.bio lève des fonds pour son développement international

- - 4 min
Les trois fondateurs de Spore.bio (de gauche à droite) : Amine Raji (PDG), Mohamed Tazi (COO) et Maxime Mistretta (CTO). Crédits : © Spore.bio

L’expert en détection microbiologique Spore.bio a bouclé une deuxième levée de fonds, soutenue par une demande des industriels de l’agroalimentaire, la pharmaceutique et la cosmétique. Spore.bio prévoit de déployer sa technologie dans 200 sites à travers le monde. 

Un an après sa première levée de fonds de 8 millions d’euros, la start-up parisienne Spore.bio passe à la vitesse supérieure avec un nouveau tour de table de série A d’un montant de 23 millions de dollars (22,1 M€) mené par le fonds européen Singular (1).

Au total, la start-up a levé 30 millions d’euros, deux ans seulement après son lancement, preuve d’un réel intérêt pour la technologie de détection de micro-organismes comme les bactéries, les levures et les moisissures, mise au point par Spore.bio. Contrairement aux méthodes traditionnelles nécessitant un délai d’attente pouvant aller de 5 à 20 jours, la technologie de Spore.bio nécessite seulement quelques minutes pour obtenir un résultat. Grâce à la photonique et l’optique, aidée par l’IA et le machine learning, la start-up a développé un moyen de reconnaître la signature spectrale des bactéries dans une grande variété d’échantillons.

Lire aussi : Spore.bio lève des fonds pour développer sa technologie de diagnostic microbiologique

Les premiers essais en 2024 s’étant révélés concluants, Spore.bio « projette un déploiement à large échelle », glisse son PDG et cofondateur Amine Raji. « Nous en sommes à la deuxième génération de notre technologie, après avoir pris en compte les retours d’expérience de nos prototypes. » 

Une montée en puissance dans de nouveaux secteurs d'activité 

Depuis la fin 2024, Spore.bio a déployé ses cinq premières machines. Son carnet de commandes est déjà bien rempli, puisque Spore.bio compte une liste de 200 sites qu’elle a prévu d’équiper de sa technologie. Cela devrait lui prendre toute l’année 2025, et être complété en 2026. Les sites équipés sont dans le monde entier, principalement en Europe et en Amérique du Nord. « Nos clients sont des entreprises avec une présence à l’international, donc ils veulent aussi inclure nos solutions dans leurs usines à l’étranger », se réjouit le PDG et cofondateur de la start-up. 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

acquisition
Suivi
Suivre
levée de fonds
Suivi
Suivre

Pour continuer son développement, Amine Raji assume « une stratégie de fusions acquisitions agressive, afin de devenir leader du marché ». L’acquisition de son concurrent français Greentropism en mars 2024 a ainsi permis à Spore.bio de récupérer du matériel de laboratoire et des brevets. 

Lire aussi : Les recherches sont lancées sur les contaminants microbiens dans les nouveaux ingrédients végétaux 

Les nouveaux capitaux vont permettre à la start-up parisienne de doubler ses effectifs, « passant de 25 à 50 scientifiques et ingénieurs », explique son communiqué du 20 février 2025. Amine Raji entend aussi continuer d’investir dans la R&D, afin de proposer une plus grande diversité de solutions. Alors qu’à ses débuts, le secteur de l’agroalimentaire était son cœur de cible, celui-ci ne représente plus que 50% de son activité, concurrencé par la demande croissante des industries pharmaceutique et cosmétique. « Elles ont de gros besoins en détection microbiologique », souligne Amine Raji. Avec le développement des thérapies géniques, une solution rapide comme la nôtre devient un élément crucial pour plus de sécurité. » 

(1) Ce tour de table réunissait également Point 72 Ventures, 1st Kind Ventures (Peugeot Family Office), Station F et Lord David Prior (ancien Chairman du NHS), avec la participation d’investisseurs historiques tels que LocalGlobe, No Label Ventures et Famille C (Clarins Family Office).