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Transport/Logistique Stef TFE avance plus vite que la conjoncture alimentaire

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Malgré le ralentissement de la consommation alimentaire en Europe et sa relative stagnation en France, le groupe de transport et d’entreposage frigorifique Stef TFE a progressé en chiffre d’affaires au premier semestre et en résultat net. La reprise du début de l’année a boosté rapidement l’activité transport, mais les marges de l’activité logistique ont pâti des hausses de coûts. Le deuxième semestre, marqué par le démarrage de nouveaux gros contrats et l’intégration de l’italien Dispensa, voit aussi officialisé un marqueur de l’empreinte carbone des prestations unitaires assurées pour chaque client.

Le spécialiste du froid Stef TFE a publié d’excellents comptes semestriels dans un contexte de consommation alimentaire pourtant difficile. Pour un chiffre d’affaires en hausse de 9,4% à 1,07 milliard d’euros, le bénéfice opérationnel de la société a augmenté de 26,8% à 29,1 millions pour un résultat avant impôts en progression de 42% à 24,1 millions. Le profit net grimpe encore davantage, de 46,9% à 17 millions d’euros. L’activité du groupe a été tirée par le démarrage de nouveaux gros contrats avec des industriels et de grandes enseignes qui font le choix de plus en plus de centraliser et de massifier leurs flux.
Les résultats du premier semestre ont été peu affectés sur le plan du périmètre puisque l’intégration de la société Logirest a eu un effet positif très limité de 0,3% sur les facturations consolidées, pour un impact nul sur la dernière ligne de comptes.
A l’origine des performances du semestre, les activités de transport (541 M EUR pour le seul transport terrestre France et 49 M pour le maritime) ont bénéficié plus rapidement que les autres métiers du groupe de la légère amélioration de conjoncture du début d’année. Ce sont elles qui, parallèlement, avaient été les plus affectées par le ralentissement économique de 2010.

Des données inflationnistes
En revanche, la dynamique commerciale de l’activité logistique en France (189 M EUR) a souffert d’une composante inflationniste forte sur certains de ses coûts, et notamment l’électricité, ce qui a continué de peser sur les marges. Et les progressions auraient été plus fortes encore d’une année sur l’autre si l’on se rappelle que le résultat opérationnel de 2010 intégrait 4 millions d’euros de produits non récurrents, liés essentiellement à des plus-values de cessions. Sur le plan bilanciel, l’endettement, structurel dans la profession, reste élevé, à 1,4 fois les capitaux propres, mais il s’est un peu allégé par rapport à ses niveaux de juin 2010 (1,64 fois)
Pour le reste de l’année, le groupe se montre prudent mais il estime que l’amélioration de son organisation, « associée à une action commerciale renforcée et à une stratégie de croissance externe raisonnée, devrait permettre de compenser les aléas de la croissance économique en Europe au second semestre ». D’ici la fin 2011, Stef TFE a déjà l’assurance de démarrer de nouveaux contrats logistiques qui en année pleine totaliseraient 33 M EUR de chiffre d’affaires, dont 12 M en France : parmi ces derniers figurent Leclerc, Cémoi et Lidl, tandis qu’en Espagne le groupe a signé avec Unilever Surgelés, Arla, Nestlé Surgelés, Triballat, notamment et en Italie avec Danone, Mila,...
En Italie, le groupe est en outre en train d’intégrer complètement la société Dispensa, la plus importante entreprise de logistique du pays qu’il a acquise en début d’année.

Certification d’un calculateur CO2
Stef TFE a obtenu au début du mois la première attestation de vérification en France pour un calculateur CO2 dédié au transport frigorifique et dont la mise au point avait commencé dès 2009. Le groupe est le premier logisticien du froid à obtenir une telle attestation qui porte sur ses émissions de CO2 liées à la consommation de carburant des véhicules et des groupes frigorifiques embarqués.
L’outil se distingue particulièrement par la méthodologie employée : la valorisation carbone est calculée sur le réel de l’exécution de l’opération de transport pour chaque voyage, du premier au dernier kilomètre, souligne Stef TFE. Il permet d’informer de façon précise et fiable chaque client sur l’empreinte carbone des prestations assurées. Puis de servir de base à des partenariats assortis d’engagements partagés de réduction de CO2 à la tonne en agissant sur les paramètres logistiques et la massification.

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