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 Traiteur Stoeffler croit au marketing des régions pour conquérir l’Europe

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L’Alsace est la Catalogne française ». Gérard Laloi, directeur général, résume ainsi la logique de positionnement de Stoeffler : exploiter l’image de terroir et la forte identité culturelle de cette région de l’est de la France pour vendre sa marque sur le territoire national. « La culture alsacienne nous permet aujourd’hui de suivre le mouvement initié par les Italiens, et plus modestement par les Espagnols, qui ont en GMS leur rayon réservé », confirme, confiant et sans ambages, Gérard Laloi.

L’homme qui tient les rênes du groupe depuis 2002 veut croire au potentiel d’un rayon alsacien dans les grandes surfaces françaises, voire européennes. Créée en 1974 par Bernard Stoeffler à partir de la boucherie charcuterie paternelle, l’entreprise alsacienne a connu un parcours somme toute assez classique. Bâtie sur le métier d’origine de charcuterie salaison, elle a su évoluer pour élargir son activité à la fabrication de produits traiteur à l’image de ses congénères, Sodebo et Stalaven pour ne citer qu’eux.

En 30 ans, Stoeffler a réussi à accaparer la gastronomie alsacienne et à l’associer à sa marque en GMS. Cette rapide ascension doit beaucoup à la puissance des entités vers lesquelles Bernard Stoeffler s’est tourné pour s’en donner les moyens.

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De Danone à Paribas

Son affiliation à Danone dès 1987, majoritaire dans le capital, a ainsi permis au groupe de se développer dans les rayons libre-service, de charcuterie dans un premier temps, puis des plats cuisinés dès 1994. Cette année s’est d’ailleurs accompagnée d’un changement majeur pour l’entreprise : le lancement de sa marque au niveau national, soutenu par une campagne télévisée. Jusque-là cantonnée principalement à sa région d’origine, Stoeffler est alors sortie de son régionalisme pour inscrire son développement et sa notoriété dans l’ensemble de l’hexagone. Éjectée du giron de Danone en 1998, à l’époque où le géant français décidait de recentrer ses activités sur les produits laitiers, l’eau et les biscuits, l’entreprise d’Obernai s’est alors attelée à Paribas Affaires Industrielles pour poursuivre son développement, lui donnant notamment les moyens d’accroître la superficie de son site industriel à 16 000 m2. Détentrice de 76 % des parts de la Financière Stoeffler, Bernard Stoeffler possédant les 24 % restant, la société de capital investissement a manifestement de grandes ambitions pour sa protégée alsacienne, vu la longévité de sa participation.