L’Observatoire européen du marché sucre a été lancé le 11 juillet à Bruxelles sous la présidence de la Commission européenne et en présence des représentants de la chaîne d’approvisionnement et de distribution du secteur (betteraviers, producteurs de sucre, raffineurs, importateurs, acheteurs, négociants, producteurs d’éthanol et d’amidon) (1). Son objectif est d’instaurer plus de transparence face à la volatilité du marché en partageant données économiques et analyses à court terme.
L’activité quotidienne de cet observatoire et ses réunions semestrielles sont jugées particulièrement utiles alors que le régime des quotas doit disparaître le 30 septembre prochain. Sa création, après celle des observatoires des marchés du lait et de la viande, avait été annoncée par le commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan en début d’année au Salon de l’agriculture à Paris.
Un quatrième observatoire va être lancé prochainement, consacré au marché des grains (2).
(1) Voir n° 3598 du 05/06/17
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(2) Voir n° 3577 du 09/01/17
Une bonne initiative, mais bien insuffisante, selon la CGB
La CGB (betteraviers) a salué le 12 juillet le lancement la veille de l’Observatoire européen du marché du sucre tout en jugeant son contenu « insuffisant ». « C’est une bonne initiative, mais bien insuffisante », a déclaré le président Eric Lainé, cité dans un communiqué : « Le suivi des marchés en période post-quota sera moins précis ». La CGB regrette la fin de la distinction entre prix du sucre alimentaire et non alimentaire, appelant à leur publication par zone géographique, dans un délai d’un mois et « pas deux à trois mois » comme actuellement. Et de pointer l’absence de diffusion du prix de l’isoglucose, un produit également concerné par la fin des quotas au 1er octobre. Elle appelle la Commission à publier chaque semaine les importations et exportations de sucre, mais aussi des bilans prévisionnels pour le sucre, l’éthanol, l’isoglucose qui soient « robustes » notamment sur le poste consommation qui est « en pleine évolution ».