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Suez ouvre une nouvelle ligne de recyclage des films agricoles

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La nouvelle ligne de recyclage des films agricoles est accompagné d’une augmentation des capacités de stockage en extérieur. Crédits : © Tangyu Dhelin

Le nouvel outil de production de plastiques recyclés de Suez devrait permettre d’atteindre 80 % de recyclage des films d’enrubannage, d’ensilage et de maraîchage en France. Un atout pour la filière qui peut ainsi se projeter dans la durée.

Le 14 octobre 2024, l’usine Suez de Landemont en Maine-et-Loire a inauguré deux nouvelles lignes de recyclage de plastique PEBD (1), dont l’une est dédiée aux films agricoles. L’investissement a représenté un montant de 30 M€. Grâce à ces nouvelles installations, le site pourra traiter 60 000 tonnes de films par an et produire 35 000 t de PEBD recyclés, dont 22 000 t issus de plastiques agricoles, contre 15 000 t sur les lignes existantes. Pas d’innovation de rupture sur ces nouvelles lignes, mais des améliorations sur les technologies existantes de lavage, déchiquetage et extrusion du plastique. Le site propose également de livrer les lentilles de plastiques recyclées en vrac alors que seul l’option big bag était disponible avant l’installation des nouvelles lignes. Autre nouveauté, l’usine accueille un parcours de visite et une salle pédagogique autour du plastique recyclé. 

Une référence en France

« C’est une première en Europe et une référence en France » a souligné Philippe Cheron, le directeur de l’usine à propos de cet investissement. Pour Adivalor, organisme en charge de la collecte et du recyclage des plastiques agricoles, ce nouveau débouché est une bonne nouvelle. « Cet outil de Suez contribuera à atteindre 80 % de recyclage des plastiques agricoles en France. C’est un avantage d’avoir des entreprises spécialisées dans le recyclage des plastiques issus de l’agriculture sur le territoire car cela permet de nouer des partenariats durables. Nous établissons des contrats dans lesquels nous spécifions la quantité et la qualité de la matière première livrée, ainsi qu’un engagement sur la durée » souligne Sébastien Souchon, directeur du pôle support et services chez Adivalor. Il souligne la difficulté relative au lavage des plastiques agricoles, souvent accompagnés de terre et pouvant contenir jusqu’à 70 % de souillure à leur arrivée en usine. « Des outils industriels non spécialisés ont tendance à se tourner à terme vers des plastiques plus faciles à traiter » précise-t-il.

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Le site de Landemont est historiquement situé à proximité de la zone de production des maraîchers nantais dont il collecte les films de paillage et de tunnel nantais. « Ce sont des films extrêmement légers. Dès qu’il y a un peu de terre dessus, cela représente vite une part importante du poids » détaille Sébastien Souchon. L’usine traite également les films d’enrubannage et d’ensilage en provenance des élevages. Selon la qualité des plastiques livrés à l’usine et le cours du plastique recyclé, Adivalor paye Suez pour traiter les films agricoles ou est payé pour la matière première. « L’équilibre économique se fait entre le prix à l’entrée et le prix de vente » poursuit-il.

(1) Polyéthylène basse densité