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Suicides d’agriculteurs : les sénateurs veulent « mieux comprendre »

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À l’issue de l’examen d’une proposition de loi visant à « prévenir le suicide des agriculteurs », la commission des affaires économiques du Sénat a indiqué vouloir mettre en place un « groupe de travail » relatif « aux moyens mis en œuvre par l’État en matière de prévention, d’identification et d’accompagnement des agriculteurs en situation de détresse », indique un rapport de la commission.

La proposition de loi sera examinée en séance publique le 12 décembre, en présence du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, mais il est déjà prévu un renvoi en commission. Dans leur rapport, les sénateurs expliquent la nécessité de « prendre le temps » afin de « mieux comprendre » le phénomène du suicide des agriculteurs et rappellent que celui-ci n’est pas réductible aux seuls problèmes économiques. Ils pointent par ailleurs le manque de « bases statistiques fiables et suivies » sur le sujet. « Le gouvernement a le devoir de mettre au point une cellule pour d’urgence produire ces statistiques », expliquent-ils.

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Parallèlement, les sénateurs constatent « l’empilement des initiatives » visant à prévenir les suicides d’agriculteurs (Agri’écoute, Area, cellules de préventions MSA…). « Force est de constater la faible articulation de tous ces dispositifs tous comme la faible communication autour de ces derniers » pour les faire connaître, expliquent-ils. « Un travail important » est donc nécessaire pour « clarifier leur lisibilité et leur articulation », ajoutent-ils. Le groupe de travail devrait ainsi remettre « dans quelques mois » un rapport qui « proposera des solutions pour améliorer ce que l’État propose en matière de prévention ». Ces solutions « ne seront pas forcément d’ordre législatif », a insisté Sophie Primas, la présidente de la commission.

Les sénateurs pointent le manque de « bases statistiques fiables et suivies »