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Supe enlève l'eau de la soupe

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Deux recettes sont lancées pour l'instant. Crédits : © Supe

Gregory Gicquel et Olivier Potaufeux ont mis au point des légumes bio cuisinés et concentrés, à réhydrater pour obtenir une soupe. Supe vise une diffusion en grandes surfaces et prévoit une opération de préventes en ligne.

La soupe prête à l’emploi n’avait pas connu d’innovation de longue date. Conditionnée en bouteilles en verre ou en brique, au rayon ambiant ou au rayon frais, elle présente un principal inconvénient : sa haute teneur en eau. « Nous avons constaté qu’une soupe liquide est composé d’une quantité importante d’eau, ce qui est une aberration d’un point de vue environnemental, notamment en ce qui concerne le transport », explique Gregory Gicquel, qui a co-fondé la marque Supe (soupe sans eau) à Nantes avec Olivier Potaufeux. Retirer l’eau présente un autre avantage pour le client final : ne pas avoir à transporter inutilement de l’eau.

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La recette de cette Supe a consisté à cuire les légumes avec un peu de sel, les réduire en purée, et faire évaporer d’eau jusqu’à obtenir une pâte à diluer pour obtenir une base de soupe. Les consommateurs peuvent ensuite agrémenter cette base de légumes supplémentaires, d’autres ingrédients ou d’épices. Cette innovation a reçu récemment le prix Pour nourrir demain, dans la cadre du concours Agropole 2024.

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Diffusion à grande échelle

Ayant déjà créé Ecolive, une société accompagnant les marques alimentaires bio vers la distribution, les deux associés de supe comptent référencer leur innovation en grandes surfaces. « C’est en GMS que le marché de la soupe est le plus important, et c’est là qui nous voulons faire grandir notre innovation », selon Gregory Gicquel. Deux recettes ont été mises au point : carotte-butternut et 5 légumes verts, présentées en pots en verre de 300 g, permettant d’obtenir 1 litre de soupe. Et deux autres recettes doivent bientôt être lancées. « Nous visons une présence dans 50 à 100 magasins dès cette année », prévoit-t-il.

Pour accompagner le lancement, les deux fondateurs envisagent de lancer une campagne de prévente sur une plateforme participative au cours de l’hiver prochain. Une opération qui pourrait être complétée par une levée de fonds en capital auprès de business angels ou d’industriels pour un montant restant à déterminer dans une fourchette de 250 K€ à 1 M€.