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Offices Suppression de 250 postes, selon les syndicats

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La réforme des offices agricoles s’accompagnerait de 250 suppressions de postes, ce qui reviendrait à réduire leur rôle à celui de simple organisme payeur, selon les syndicats. Le conseil de direction de l’Onivins a annoncé le 6 octobre qu’il allait saisir par courrier le ministre de ce sujet.

Le nombre de postes que le gouvernement prévoierait de supprimer dans l’ensemble des offices agricoles à l’occasion de la restructuration en cours s’élève à 250 d’ici trois ans, soit 12% des effectifs, selon la coordination des syndicats CFDT, CGT et FO. Bercy vise la suppression de 350 postes mais l’arbitrage interministériel fixe la réduction à 250 postes, affirment les syndicats. A ces suppressions « pourrait s’ajouter la non-reconduction des CDD (plus d’une centaine actuellement, hors remplacement, dans les offices) ». Et cela malgré les besoins en personnels nouveaux liés à la mise en place de la semaine de 35 heures.

Conséquences, selon les syndicats : « Tout ce qui n’est pas relatif au paiement des aides communautaires ou à la gestion des organisations communes de marché pourrait être appelé à disparaître ». Un certain nombre de services aujourd’hui assurés gratuitement pourraient être supprimés, tels que le suivi de marché assuré par l’Onivins. « C’est une restriction au rôle d’organisme payeur qui se met en place », poursuivent les syndicats.

Demande d’un moratoire sur la réforme

Ces suppressions de postes ne seront pas clairement évoquées avant les paiements en masse habituellement effectués en novembre, selon les syndicats. Pourtant dès le mois de décembre, les directeurs des deux pôles devront présenter des organigrammes qui prendront en compte les suppressions de postes.

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Aussi, les syndicats sont tombés d’accord pour demander à Hervé Gaymard un moratoire sur l’organisation en cours, attendant un débat d’ensemble sur la réforme des offices et la redéfinition du service public. En effet, selon eux, le réforme ne s’arrêtera pas aux offices.

« L’agence de paiement unique, par exemple, devrait gérer les fonds alloués par Bruxelles y compris ceux alloués au titre du deuxième pilier dont la gestion est confiée aujourd’hui au Cnasea, ce dernier pourrait donc être également concerné par la réforme. Nous n’avons pas de certitude pour l’avenir. Nous voulons une vision globale de la réforme», explique un des responsables syndicaux.

Les membres du conseil de direction de l’Onivins réunis le 6 octobre ont entendu ce discours des personnels et promis qu’ils enverraient un courrier au ministre pour rappeler l’importance qu’ils accordent aux services rendus par l’Onivins.