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Suppressions d’emplois : Toupargel fait machine arrière

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Le spécialiste de la livraison à domicile de produits surgelés et d’épicerie Toupargel, repris en début d’année sur décision du tribunal de commerce de Lyon par la société Agihold, abandonne finalement son projet de plan social, ont annoncé les syndicats. Lors d’une réunion du Comité social et économique (CSE) du 6 octobre, « la direction a annoncé qu’elle abandonnait un projet de Plan de sauvegarde de l’Emploi (PSE), a déclaré Patricia Drevon, secrétaire fédérale FGTA-FO, à l’AFP le 22 octobre. Nous sommes soulagés mais nous restons très vigilants ». Pour justifier cet abandon, la direction a indiqué que ce PSE n’était qu’un projet parmi d’autres.

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Lors de la reprise de Toupargel, effective en janvier 2020, Agihold, un holding appartenant aux frères Bahadourian, également actionnaires de magasins Grand Frais, s’était engagé « à conserver tous les emplois pendant une période de deux ans, sous peine de verser une amende de 10 000 euros par salarié », selon un communiqué de FO du 29 septembre dernier. C’est à cette date, en effet, qu’avait été annoncé le projet de licenciements surprise de 150 personnes, aujourd’hui abandonné. Toujours en septembre, FGTA-FO indiquait également que pour mener à bien son projet de réduction des effectifs « Agihold entend demander au tribunal de commerce l’autorisation de revenir sur ses engagements, notamment sur la clause des 10 000 euros de pénalité ». Contrairement à ce qu’il avait espéré « Agihold n’a pas obtenu de soutien en interne », selon une source interne, pour modifier cette clause. Et depuis son retrait de la Bourse de Paris, après sa reprise par Agihold, Toupargel, tout comme sa maison mère, ne communique plus.