Le champagne est davantage associé à la fête, notamment nocturne, aux États-Unis, qu'aux associations mets-vins. Sopexa, l'agence de marketing spécialisée dans l'agroalimentaire, les vins et l'art de vivre, a présenté à Vinexpo le 15 juin les résultats d'une enquête réalisée à partir de ce que les réseaux sociaux disent du Champagne, comparé aux vins effervescents italiens et espagnols.
À travers la façon dont les utilisateurs des Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, Tumbler, YouTube et autres réseaux sociaux parlent du champagne, un positionnement de cette boisson se dessine clairement aux États-Unis : le champagne est avant tout un vin qui représente la fête et la vie nocturne. Un sujet d'actualité, vu le succès des vins effervescents outre-Atlantique, comme le champagne, et ses compétiteurs italiens (prosecco…) et espagnols (cava), qui gagnent chaque jour en part de marché.
Le Champagne fait plus parler de lui que les autres vins mousseux
Pour cerner le positionnement du champagne, l'agence Sopexa a consulté les données publiées par Linkfluence, entreprise française fondée en 2006, qui analyse les conversations du web, les médias en ligne, les blogs, les forums, dans le but de les « transformer en opportunités ». La tendance principale qui en ressort est que le champagne est un vin effervescent dont on parle, et que l'on ne fait pas que boire. « Le champagne génère 20 fois plus de conversations que les autres vins mousseux », a relaté Julia de Sainte-Marie, directrice du marketing digital chez Sopexa.
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Le champagne suscite aussi davantage de photos : « 44% des informations postées avec le mot 'champagne' sont accompagnées de photo, contre 15% avec le mot 'prosecco' et 10% le mot 'cava' ». Il représente le luxe, la démesure, la fête. Le prosecco est en revanche 30 fois plus associé au mot 'brunch' que ne l'est le champagne. Le prosecco et le cava sont, en revanche, des boissons particulièrement associées à la nourriture et à la cuisine, a résumé Julia de Sainte-Marie.
Les vins mousseux ont un fort potentiel aux États-Unis. Leur part de marché, de seulement 5,77% des vins en 2013, grimpe : la consommation de vins effervescents s'est envolée de 51% entre 2003 et 2013… et elle devrait augmenter de 15% entre 2014 et 2018, selon le cabinet londonien IWSR, dans son étude présentée à Vinexpo. Dans cette catégorie de vins, « la visibilité est essentiellement portée par le champagne : plus de 68 000 mentions par mois (en comparaison : 53 000 par mois sur le Coca-Cola) », a rapporté Julia de Sainte-Marie.
L'agence Sopexa, à l'écoute des tendances de consommation en Chine, teste les accords mets-vins avec les consommateurs chinois. Elle anime des associations vins-fromages ou épices-fromages dans des boutiques, des restaurants ou dans le cadre de dégustations menées par des prescripteurs de tendances (des réseaux sociaux tels WeChat, une application mobile de messagerie textuelle et vocale développée par le géant chinois Tencent Holdings Limited en 2011), a indiqué à Vinexpo Alexandre Fachinetti, directeur de Sopexa Chine. « Les Chinois sont un peu perdus devant les fromages. Nous leur présentons les fromages en association avec ce qu'ils connaissent déjà, comme le vin et les épices », a-t-il témoigné. Les consommateurs chinois associent aussi volontiers les aliments à des bénéfices pour la santé. Les cerises sont bonnes pour les cellules des yeux, estiment-ils, ce qui fait le bonheur des exportateurs chiliens. Pendant ce temps les exportateurs français promeuvent leur kiwi et l'entreprise aquitaine Blue Whale fait la promotion de la pomme du Sud-Ouest.