Le système mis en place par les États-Unis pour contrôler la présence de résidus et de contaminants chez les animaux vivants et les produits d’origine animale s’améliore mais comporte toujours des failles, révèle un rapport de l’Office alimentaire et vétérinaire de l’UE (OAV) publié le jeudi 24 octobre. Les experts européens pointent en particulier l’utilisation autorisée d’activateurs de croissance chez les ovins et les dindons, qui signifie que les conditions de certification pour les exportations vers l’UE de produits provenant de ces deux espèces « ne sont pas remplies », puisqu’aucun système séparé de production (similaires à ceux mis en place pour les bovins et les porcins) n’existe. Pour le lait, les plans américains de test des résidus ne permettent pas non plus d’assurer un effet équivalent à ceux prévus par la législation de l’UE. Dans son rapport, l’OAV s’inquiète également des résidus de médicaments antimicrobiens trouvés dans le miel.
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Mais, globalement, cet audit montre que le système en place fournit généralement l’assurance que les produits d’origine animale pouvant être exportés des États-Unis vers l’UE respectent les exigences communautaires. Les experts européens ont évalué le respect des garanties fournies par les plans de surveillance des résidus déjà approuvés par l’UE et l’efficacité des mesures américaines visant à garantir que les produits exportés vers l’UE respectent les limites de résidus spécifiées dans la législation européenne sur les médicaments vétérinaires, les pesticides et les contaminants. Depuis le dernier audit de 2010, des « améliorations importantes » ont été apportées et les autorités compétentes ont donné suite aux recommandations formulées, notent les experts de l’OAV qui saluent notamment les programmes supplémentaires de dépistage effectués sur les bovins et les porcins.