95,5 % des produits alimentaires analysés en 2018 se situaient dans les limites légales autorisées, constate l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans son rapport annuel sur les résidus de pesticides dans l’UE. Un niveau relativement stable par rapport aux précédentes années. Néanmoins, l’Efsa souligne une légère augmentation de la présence de résidus multiples.
Les dépassements des limites maximales de résidus sont restés stables dans l’UE en 2018 selon le rapport annuel de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur cette question publié le 2 avril. Au total, sur les 91 015 échantillons analysés dans l’UE, 95,5 % se situaient dans les limites légales autorisées contre 95,9 % en 2017. Sur les 4,5 % qui dépassaient la limite maximale de résidus (LMR), 2,7 % étaient non conformes après prise en compte de l’incertitude de mesure. Les raisins de table et les poivrons figurent parmi les produits alimentaires qui dépassaient le plus fréquemment ces LMR.
Résidus multiples en hausse
Comme chaque année, les importations présentent en général des taux de non-conformité supérieurs aux produits européens : en 2018, une hausse est observée avec 4,8 % des lots importés qui ont été considérés comme non conformes contre 3 % en 2017.
L’Efsa souligne également, une légère augmentation de la présence de résidus multiples dans les produits alimentaires (29,1 %) par rapport à 2017 (27,5 %). Ainsi, 43 542 échantillons (soit 47,8 %) contenaient un ou plusieurs pesticides en concentrations quantifiables. Le record revient à un échantillon de baie de goji provenant de Chine pour lequel jusqu’à 29 pesticides différents ont été signalés.
Le taux d’échantillons d’aliments biologiques pour lesquels la LMR était dépassée en 2018 (1,5 %) était légèrement supérieur à celui de 2017 (1,4 %). Mais 0,5 % des échantillons analysés étaient non conformes, contre 0,7 % en 2017.
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Pour le glyphosate, le pourcentage de dépassement des limites maximales de résidus est passé de 0,2 % en 2017 à 0,1 % en 2018. Les dépassements les plus fréquents concernaient, comme en 2017, les lentilles sèches.
« Pas de problème pour la santé des consommateurs »
En ce qui concerne le sous-ensemble de 11 679 échantillons, couvrant un panier de produits spécifiques, analysés dans le cadre du programme de contrôle coordonné par l’UE (collecte aléatoire), 98,6 % des échantillons se situaient dans les limites légales (avec 0,9 % de produits non conformes).
Les produits alimentaires ayant enregistré des dépassements sont, par ordre décroissant, les pamplemousses, les poivrons, les raisins de table, les brocolis, et les aubergines. Entre 2015 et 2018, la proportion d’échantillons présentant des dépassements de résidus a augmenté pour les bananes (de 0,5 % à 1,7 %), les poivrons doux (de 1,2 % à 2,4 %), les aubergines (de 0,6 % à 1,6 %) et les raisins de table (de 1,8 % à 2,6 %). En revanche, ces dépassements ont diminué pour le brocoli (de 3,7 % à 2 %), l’huile d’olive vierge (de 0,9 % à 0,6 %) et les œufs de poule (de 0,2 % à 0,1 %).
Sur la base de ces éléments, l’Efsa conclut que, « selon les connaissances scientifiques actuelles », l’exposition alimentaire chronique aux résidus de pesticides, aux niveaux évalués pour les denrées alimentaires analysées, ne devrait pas poser de problème pour la santé des consommateurs.