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«Je suis ouvert à la discussion pour voir si une partie » des 7 % de surfaces d'intérêt écologique proposés pour le verdissement des paiements directs dans le cadre de la Pac « peut être gérée collectivement, mais il est important de maintenir un lien avec la responsabilité individuelle », a précisé Dacian Ciolos lors d’un entretien avec des journalistes le 9 septembre à Limassol (Chypre), en marge d’une rencontre informelle des ministres de l’Agriculture de l’UE. « Je suis aussi prêt à étudier l’idée d’inclure dans les 7 % une forme d’allocation pour certaines cultures apportant un bénéfice environnemental en améliorant la fertilité du sol, a-t-il poursuivi. Prêt à en discuter tant qu’il n’y a pas de lien avec une production spécifique, afin d’éviter des problèmes de paiements couplés à l’OMC ».
Le commissaire européen à l’agriculture a par ailleurs noté que « les 7 % pourront inclure des zones non éligibles – bordures de champs, haies, extrémités de champs où il y a une croissance végétale sauvage – que les exploitants ont travaillées dans le passé pour les rendre éligibles ».
« Nous avons également mentionné la possibilité d’équivalence sous la forme d’autres mesures agri-environnementales », a-t-il ajouté. « Mais il est important que, si elles sont certifiées, ces mesures couvrent toute l’exploitation et aient un impact environnemental au moins équivalent à celui des trois dispositions du verdissement » (outre la surface d'intérêt écologique, le maintien des pâturages permanents et la diversification des cultures). « Je ne veux pas avoir du greenwashing », a averti M. Ciolos.
La création des surfaces d’intérêt signifierait une réduction de 7 % des terres agricoles disponibles pour la production, sans bénéfice environnemental évident, a déploré pour sa part Gerd Sonnleitner, le président du Comité des organisations professionnelles agricoles de l’UE (Copa), à l’occasion de la réunion ministérielle informelle, le 11 septembre à Nicosie. « Compte tenu des graves sécheresses et du gel observés cette année, ainsi que de la demande alimentaire mondiale croissante, c’est bien la dernière chose dont nous avons besoin ».
A Paris, le ministre français de l’agriculture, Stéphane Le Foll, « se prononce favorablement », selon un communiqué publié le 7 septembre, sur « la mise en place de 7 % de surfaces d’intérêt écologique, même si la manière de les atteindre doit être discutée pour à la fois traduire une ambition supplémentaire et prendre en compte l’existant » (voir autre encadré).
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