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Edito Taxer, la recette miracle

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Santé, quand tu nous tiens ! La lutte contre l’obésité a bon dos lorsqu’il s’agit surtout de combler des trous dans le budget de la Sécurité Sociale. On est en tout cas en plein paradoxe avec la remise sur la table d’un projet de taxation des boissons sucrées et des barres chocolatées que la précédente loi de financement de la Sécurité Sociale avait finalement écarté pour 2006. Mais pour l’année prochaine, on y pense sérieusement à Bercy, à moins que ce ne soit au ministère de la Santé. Tout accaparé qu’il soit par la canicule, le ministre Xavier Bertrand n’a peut-être pas le temps d’arbitrer entre les mesures qu’on lui souffle pour la deuxième phase du PNNS (programme national nutrition santé) ; pourtant, il semble inspiré par une partie du rapport Hercberg en songeant à frapper certains produits jugés indésirables. Croyant s’en prendre au sucre et au gras, un groupe de travail technique chargé par Bercy de cadrer cette taxe «nutritionnelle» a surtout cherché un alibi sanitairement correct pour faire les poches du consommateur et tenter de colmater de nouvelles fuites du budget de l’assurance maladie. Et de cibler les soft drinks, les sirops et nectars, ainsi que les produits de grignotage, mais sans voir que les eaux aromatisées, les boissons light, les jus de fruits à faible teneur en sucre, voire les nouveaux sirops sans sucre, vont en pâtir comme les autres. Quant à mettre biscuits, confiseries, barres chocolatées ou chips dans le même sac, cela n’a guère de sens du point de vue nutritionnel. Par ce temps boire devient un devoir, mais un peu de chocolat pour chasser la déprime va devenir un luxe… Il est vrai que tout cela n’est que pour 2007, qui comme chacun sait démarre en plein hiver.

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